caius Sur le tarmac !

Nombre de messages: 2 Age: 41 Date d'inscription: 09/05/2009
 | Sujet: Celui qui change de religion doit être tué Ven 3 Juil - 15:18 | |
| Le sujet de l'apostasie suscite actuellement beaucoup d'attention dans le monde arabe. Le 8 mai 2009, un article est paru dans le quotidien en ligne Al-Awan, intitulé “Le déroulement de la réunion finale de l'Assemblée islamique du Fiqh (jurisprudence). .” Avec en sous-titre ces sinistres mots arabes : ” من بدّل دينه فاقتلوه ! ” “Celui qui change de religion doit être tué.”Voici quelques extraits de cet article | Citation: | “Les “Oulemas” islamiques (autorités religieuses) qui se sont réunis lors de la 19ème session de l'Assemblée islamique du Fiqh à al-Shariqah (EAU) du 26 au 30 avril 2009, ne se sont pas écartés de la tradition historique quant aux apostats et aux adeptes de fois non islamiques. Les textes qu'ils ont produits à la fin de leurs réunions ont réitéré la maxime classique : ‘Celui qui change de religion doit être tué , Man Baddala Deenahu Faqtuloohu.’
De même, aucune modification n’a été apportée à l’édit du 7ème siècle [mis en vigueur pendant la période du premier califat à Médine, 632-661) qui proclama : « expulsez les juifs et les chrétiens d'Arabie ! » Cesdocuments sont disponibles sur le site Web de l'Assemblée islamique du Fiqh, une branche de l'OCI (l'Organisation de la Conférence Islamique.)
"D’après l'Assemblée, la liberté religieuse est garantie dans l'Islam. Aux conditions suivantes toutefois: 'Cette liberté doit être protégée de toute tentative religieuse ou idéologique de subvertir l'identité islamique de la Oumma.' En d'autres termes, Cette liberté "protégée" ne doit laisser aucun espace à la moindre divergence de la croyance islamique fondamentale. Aucune tentative de semer le doute au sujet de l'Islam ne doit être tolérée. La sécurité religieuse doit être aintenue en tant que partie intégrante de la sécurité nationale.
"Avec ces conditions posées à la liberté religieuse, l’idée même de "liberté" est vidée de son sens. Toute dissidence de la tradition islamique prévalant actuellement sera considérée comme de la Radda (apostasie) et du Kufr (incroyance).
Et commettre le péché de Radda revient à se faire condamner à la traditionnelle peine de mort à moins de se repentir !
"Qui plus est, « La Liberté de parole et d’Expression » est selon les documents publiés par l'Assemblée un droit garanti. Mais il y a une clause conditionnelle. La liberté de parole ne peut être exercée que 'dans le contexte de la Charia.' Interprété à la mode islamique, cela implique que 'le but de la liberté d'expression est de gagner la faveur d'Allah et de servir les intérêts des musulmans.'
Parconséquent, aucune critique ne devrait être formulée quant aux lois, aux cérémonies, et aux principes fondamentaux de l'Islam, sous prétexte d'exercice de la liberté d’expression.
"Les recommandations formulées par l'Assemblée aux membres des états de l’OCI , les invitent coordonner leurs efforts 'pour la protection des éléments non-négociables de l'héritage islamique face aux nombreuses forces étrangères qui menacent la vie de la famille.' En outre, les Etats membres ont été priés de revenir sur les accords internationaux et les conventions qu’ils ont ratifiés pour ce qui concerne le droits des femmes, afin de rejeter toutes les sections qui contredisent la spécificité de la culture islamique et de la Charia.
" Il est malheureux que les textes rédigés par l'Assemblée islamique du Fiqh indiquent que les délégués des Etats membres de l'OCI n'ont pas fait le moindre pas en direction de la préservation des institutions islamiques du fanatisme.
L’héritage de la discrimination contre les non-Musulmans qui s'est accumulé à travers les siècles n'a pas du tout changé.
" Les conditions d’un dialogue entre les religions tel qu’il a été proposé par les états islamiques exigent une réévaluation critique. Les délégués de pays musulmans qui participent à de telles rencontres feraient bien de tirer les enseignements des dialogues semblables qui ont déjà eu lieu, par exemple, au sein de l'église catholique, où les anciennes positions intransigeantes ont été abandonnées. Un esprit nouveau qui se manifesta lors du Concile Vatican II par la publication de deux textes fameux au sujet de la liberté religieuse: 'Dignitatis Humanae,' et de la relation de l'église avec les religions non chrétiennes, 'Nostra Estate.'
" Dans les circonstances actuelles de l'histoire du monde il n'y a aucune échappatoire à la réalité des appels à la tolérance religieuse.
L’acceptation de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du respect des libertés de base, y compris la liberté de culte et de changer de religion devrait être confirmée par tous les états nation. La vraie liberté n'existe pas si l’on n’accepte pas les différences de pensée et de croyance religieuse. Les musulmans ont besoin de rejeter la classification du monde en deux zones : celle habitée par le 'peuple de la vérité' [l’Islam] celle par le ‘peuple du mensonge’ [tous les « autres »]. La tolérance de toutes les doctrines religieuses et idéologies politiques et l’adhésion à celles-ci doit être vraiment libre pour chacun. Personne ne devrait être exclu de la vie religieuse, sociale et politique pour avoir des opinions contraires au status quo, et personne ne devrait être menacé physiquement ou incarcéré pour ses croyances, quelles qu’elles soient.
“L'Assemblée islamique du Fiqh manifestera-t-elle jamais le courage du Concile Vatican II ?” |
Nous pouvons, je crois, être tous reconnaissants envers ces intellectuels aui osent mettre sur le tapis un sujet aussi sensible que la conversion de musulmans à d'autres religions |
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