| | Onfray, je trouve qu'il écrit ausi de la merde. | |
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Cris Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !


Age : 29 Inscrit le : 22 Sep 2005 Messages : 428 Localisation : France
| Sujet: Onfray, je trouve qu'il écrit ausi de la merde. Jeu 30 Mar - 15:33 | |
| Onfray
Le ptit chouchou du forum ? Pourtant sa philosophie me semble loin d'être irréprochable. On pourrait s'attendre chez un contemporain à une vision anti-essentialiste, universaliste. Est pourtant ce que j'ai lu d'Onfray pue le sexisme. A certes aucune phrase clairement discriminatoire. Par contre des tournures, des sous-entendus, l'utilisation et abus d'expressions telle : “La femme" "L'homme”, la catégorisation en deux identités bien distinctes et sous-entendues évidentes : des essences, des natures ?
Alors oui, je vais incendier les écrits d'Onfray. Le bel athéiste m'apparat aussi comme un sale sexiste.
Pour commencer, je recopie mes réactions à chaud de la lecture d'un ouvrage d'Onfray dont j'ai oublié le titre. Y-a le mot “hédonisme” dedans (enfin si je mélange pas). Je rechercherai le titre pour être correct. Citations intéressantes :
| Citation: | | Le triomphe chrétien des vertus qui sentent la mort | Hmm ! On sent déjà pointer son grand ouvrage dans cette phrase.
| Citation: | | Car la force et le contraire de la violence. |
Mais y-a aussi :
| Citation: | | Chaque fois qu'il (Hercule) verse le sang, il obtient des femmes, destin singulier, époque bénie. | femmes en récompense il trouve sa merveilleux ?
| Citation: | | Voilà comment on commence une carrière de héros et termine son existence dans la peau d'un homme au foyer. |
| Citation: | | Pris dans les pièges qu'il tend, emmêlé dans les rests avec lesquels il jouait, l'individu (1) broyé par la nécessité assiste, impuissant à sa propre déchéance : aux pieds d'une Onphale de pacotille, il regarde, médusé, interdit et sans ressource, la virago travestie – caleçon en peau de lion et massue seyants – qui contrarie l'ensemble de ses projets. | Et voilà en contre point l'horreur pour Onfray : une femme qui s'approprie les attribues donnés par la culture aux hommes. Onfray semble avoir l'universalisme en aversion du moins vis à vis des questions de genres.
1) Mâle et masculin exclusivement de toute évidence. Et c'est bien là le cœur de se que je reproche à Onfray
*********
| Citation: | | Le goût pour la table, les vins et les femmes |
Ce genre d'expressions ne manque pas. Onfray semble correspondre à ce qui me fait horreur dans l'hédonisme. Eloge de la gourmandise, de la luxure. Ces vices surtout monothéistes sont pour moi des vertus ; du moins des plaisirs dont il serait injustifié de ne pas jouir ou de culpabiliser en en jouissant. Mais toute liberté entraîne une responsabilité. La vision hédoniste de la gourmandise évoque la multitude des mets goûtés. Mais sans se préoccuper de ce qu'implique cette consommation. Quelle espèce rare a été sacrifiée pour la dégustation ? Quelle quantité de nourriture et donc d'eau et de surface agraire a été nécessaire pour engraisser tel animal plutôt que pour nourrir plusieurs familles humaines ? Encore, le “goût pour (…) les vins”, c'est ç dire celui de l'ivresse est plus que contestable. Pour quelqu'un qui prône la force – la sur-humanité pourrait-on dire en référence à Nietzsche -, vouloir réduire la conscience, les sens et le contrôle du corps, en faire une valeur, est un non-sens selon moi. Le plus odieux est sûrement la vision andocentriste de la luxure. “le goût pour (…) les femmes”, à n'en pas douté celui des hommes exclusivement. Jamais il n'est question du plaisir sexuel féminin. Un femme a la même valeur pour l'hédoniste qu'un plat. C'est à dire celle d'un produit de consommation, d'un bien pas d'un sujet, d'un individu humain. Même pas à se poser de questions sur la liberté, le plaisir, le consentement, les souffrances des femmes puisqu'elles sont déshumanisées, réduites à un produit de consommation. En plus cette vision binaire des sexes, des genres et des “orientations sexuelles” est d'une hétéronormativité intolérable chez un “philosophe” contemporain.
L'objetisation des femmes (mais pas l'essentialisme hétérosexiste) est à modérer aux vues de ceci :
| Citation: | | Il 'l'hédonisme] est morale nécessitant un calcul permanent visant à déterminer, sans cesse, les conditions de possibilité du maximum de plaisir pour soi et pour autrui. |
| Citation: | | Il existe des plaisirs indirects obtenus par le fait de donner de la jouissance. |
| Citation: | | tout est acceptable qui procure de la jouissance, tout est condamnable qui génère de la souffrance. |
| Citation: | | Dans cette logique, la jouissance désirée par l'un doit impérativement être mise en perspective avec celle d'autrui. Un plaisir personnel, sans l'autre, peut vite devenir un plaisir malgré l'autre, contre lui. L'hédonisme est souci de jubilation pour soi en même temps que pour autrui. Le contrat éthique réside dans ce mouvement qui oscille de soi l'autre. |
Onfray ne semble pas tenir compte de ce qu'implique cette idée lorsqu'il parle de “goût pour (…) les femmes”. Part-il de l'a priori du sujet masculin ? Dans tous les cas, en plus de son essentialisme écœurant, ses écrits regorgent d'andocentrisme.
Ici s'achève la première partie. Mais dés que j'ai recopié ce que j'ai grifouillé dans mon “traité d'athéologie” sur l'essentialisme d'Onfray, vous y aurez droit. Surtout que je n'est pas encore clairement développé ce point primordial. Donc à suivre. _________________ Foutre-dieu, quellle belle merde nous a fouttu un petit peuple frustré au 7e s avant celui qu'a pas existé ! http://spaces.msn.com/crisyaves/ La France est Laïque et le restera ! |
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| Sujet: Re: Onfray, je trouve qu'il écrit ausi de la merde. Jeu 30 Mar - 16:12 | |
| Y a comme un arrière goût de piquette dans son vin mais bon faut voir dans le contexte
Ca déraille pas mal à partir d'hercule avec un paroxysme sur l'homme au foyer
Mais sur les plaisirs (tous), c'est un point de vue même très honorable quand c'est d'en donner, je trouve ! Me considérant parfois comme épicurien sur les bords ... _________________ "«Personne ne se soucie de bien vivre , mais de vivre longtemps, alors que tous peuvent se donner le bonheur de bien vivre, aucun de vivre longtemps.» [ Sénèque ] |
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Age : 29 Inscrit le : 22 Sep 2005 Messages : 428 Localisation : France
| Sujet: Re: Onfray, je trouve qu'il écrit ausi de la merde. Lun 3 Avr - 10:28 | |
| La dernière série de citations vient de la sculpture de soi, partie Pathétique, chapitre de l'hédonisme. _________________ Foutre-dieu, quellle belle merde nous a fouttu un petit peuple frustré au 7e s avant celui qu'a pas existé ! http://spaces.msn.com/crisyaves/ La France est Laïque et le restera ! |
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Age : 29 Inscrit le : 22 Sep 2005 Messages : 428 Localisation : France
| Sujet: Re: Onfray, je trouve qu'il écrit ausi de la merde. Lun 3 Avr - 14:14 | |
| “Traité d'athéologie”
II 1 1 (p 95 de mon édition))
| Citation: | | Les trois monothéismes, animés par une même pulsion de mort généalogique, partagent une série de mépris identiques : haine de (…) ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine du féminin… |
1 - “femmes” mis dans la même haine, entre sexualité et plaisir, ne laisse pas de doute sur ce dont parle Onfray. Ce n'est pas la haine des femmes : la misogynie, qu'il critique, mais la haine du goût sexuel pour les femmes. Voir ce que je dis supra à ce sujet. 2 – “haine du féminin” : Mais quel féminin ? Il n'existe aucune essence. “Le féminin” comme “le masculin” ne sont que constructions sociales contextuelles, contingentes, injustifiables. Constructions sociales qui sont induites par le monothéisme. Cet idéal inatteignable est l'œuvre du monothéisme, qui veut façonner, cloîtrer les individus dans son ordre sexiste binaire. Cet ordre induit, oui, la valorisation des homes sur les femmes. Mais c'est surtout cette construction binaire aliénante, y compris pour les “hommes”, qu'il faut dénoncer.
II 1 2 (p 97)
| Citation: | | l'abîme qui sépare pour toujours homme et femme | “toujours” mis en gras par moi. Encore se relent binaire essentialiste indigne du niveau général du traité.
II 1 4 (p 103) Remarque hors sujet au passage :
| Citation: | | l'islam, ne pas avoir (…) de rapport anal – là encore pour cause de sexe dissocié de la procréation… On voit mal la liaison rationnelle et raisonnable. |
Encore qu'on peut voir dans la sodomie (avant l'arrivé du préservatif) des risques d'IST et de maladies parasitaires. L'exemple de l'interdit de pratiques lesbiennes ou solitaire (H/F) est plus révélateur de la non justification hygiéniste.
II 3 4 (p 135)
| Citation: | | Quand elles s'occupent de leur mari, lui font la cuisine, règlent les problèmes du foyer, quand elles ajoutent à cela la nourriture des enfants, leurs soins, leur éducation, il ne reste plus de place pour le féminin en elles : L'épouse et la mère tuent la femme. | (mis en gras par moi) Et aller ! Ça pue encore l'essentialisme sexisme ici. Pour l'idée de “le féminin” et de “la” femme, voir ce que je dis sur le II 1 1, la note 2. Et qu'on ne me dise pas que “la” femme répond à “la” mère et “l' ” épouse. Ces deux là méritent le singulier puisque les monothéismes veulent imposer ces moules uniques et bien délimités. Au contraire Onfray y oppose “la femme” comme une essence authentique tout aussi unique et bien délimitée. Prétendre à cette authenticité et à ce singulier procède encore de cet essentialisme écœurant.
II 3 5 (p 138)
| Citation: | | Le Lévitique et les Nombres fixent précisément la règle en matière d'intersubjectivité sexuelle juive : (…) légitimation de la polygamie |
Encore un qui condamne la polygynie en l'appelant “polygamie”, ce qui fait justement le jeu des polygynes.
II 3 5 (p 139)
| Citation: | | La femme (…) l'homme |
Grrr ! Encore ! Ça existe pas “La” femme ! C'est un mythe largement motivé et utilisé par les monothéismes.
II 3 6 (p140)
| Citation: | | Etrange comme l'excision – la circoncision féminine, plusieurs langues utilisent le même mot pour les deux mutilations – des petites filles révulse l'Occidental, mais ne génère aucune condamnation quand elle est pratiquée sur les petits garçons. |
C'est pas parce que dans plusieurs langues on ne fait pas la distinction qu'il faut être aussi con. “Mutilation” ça c'est sûr, y compris pour les garçons. Mais sûrement pas la même chose. Si c'était équivalent en particulier dans le but, on se contenterait de coupé le prépuce féminin et non le principal organe sexuel *. Ce qu'on ampute aux femmes, c'est cet organe trop ressemblant au pénis, c'est aussi la sexualité. Dans les deux cas on veut supprimer l'onanisme. Mais pour les femmes, on veut supprimer tout plaisir (ou du moins non vaginal (donc voulu dépendante d'un homme) quand la sexualité féminine n'est pas totalement niée / interdite).
*Ou on prend la comparaison dans l'autre sens et, pour que la circoncision soit comparable à l'excision, il faudrait coupé au moins le gland masculin.
Plus loin :
| Citation: | | la résection du capuchon clitoridien est appelée “sunna douce” |
Là, on pourrait parlait de circoncision. Pas pour les autres MGF. _________________ Foutre-dieu, quellle belle merde nous a fouttu un petit peuple frustré au 7e s avant celui qu'a pas existé ! http://spaces.msn.com/crisyaves/ La France est Laïque et le restera ! |
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