| | Et ceux-la en profitent pour interpréter n'importe comment! | |
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HayHo Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !


Inscrit le : 13 Mar 2005 Messages : 255 Localisation : Paris!
 | Sujet: Et ceux-la en profitent pour interpréter n'importe comment! Dim 10 Avr - 23:28 | |
| Au Parlement turc, Arméniens et Turcs débattent de leurs différends historiques 8 avril 2005
A l’initiative des commissions du Parlement turc en charge des affaires étrangères et de l’harmonisation avec l’Union Européenne, une réunion historique s’est tenue à l’Assemblée Nationale le 5 avril 2005 en présence de trois ambassadeurs à la retraite, Gündüz Aktan, Ömer Lütem et Pulat Tacar, et de trois personnalités turques d’origine arménienne, Etyen Mahçupyan, éditorialiste au quotidien Zaman, Hırant Dink, directeur de la publication du journal turco-arménien Agos, et l’écrivain Levon Panos Dabagyan, afin de débattre des relations entre la Turquie et l’Arménie et du différend historique autour de la tragédie survenue en Anatolie orientale entre 1914 et 1922.
La réunion, qui a duré trois heures, a été ponctuée par moment d’échanges vifs. Tous les participants ont néanmoins convenu de l’utilité d’un tel dialogue pour progresser vers un règlement des différends, a indiqué Ali Rıza Alaboyun, président adjoint de la commission d’harmonisation avec l’UE, qui a présidé le débat. Le dialogue au sein de la société civile est également apparu aux yeux des intervenants comme une porte ouverte à l’amélioration des relations entre Ankara et Erevan. Cependant, Alaboyun et les anciens ambassadeurs, spécialistes reconnus de la question arménienne, ont insisté sur l’obligation pour l’Arménie de reconnaître les frontières et l’intégrité territoriale de la Turquie, de cesser d’appeler "Arménie occidentale" l’est de l’Anatolie, et de renoncer à ses allégations de "génocide".
En préambule de la réunion, Ali Rıza Alaboyun a souligné la nécessité pour les Turcs et les Arméniens de Turquie de parvenir d’abord entre eux à un consensus, pour qu’il rejaillisse ensuite au dehors, sur la scène internationale. "Turcs et Arméniens parviendront à une solution à travers le dialogue. Mais le règlement d’un différend vieux de 90 ans ne peut survenir à court terme" a-t-il déclaré, évaluant à "15-20 ans, voire même au-delà", le délai nécessaire pour une solution.
Les discussions n’ont pas directement porté sur la qualification de la tragédie de 1915, tous les participants ayant convenu de laisser aux historiens et aux juristes le soin de trancher cette question sur la base des archives historiques.
Invité à s’exprimer sur le sujet, le journaliste Etyen Mahçupyan a tenu un discours très critique à l’endroit du Parti Républicain du Peuple (CHP, centre gauche) qui a invité l’historien américain Justin McCarthy à donner une série de conférences en Turquie sur la question arménienne. Manifestant une nette défiance à l’égard de cet historien, Etyen Mahçupyan a mis en doute son honnêteté et sa probité, provoquant une réaction indignée de Şükrü Elekdağ, député du CHP, ancien ambassadeur et expert de la question arménienne, qui a dénoncé des "propros calomnieux". "McCarthy fait partie des 69 scientifiques américains qui ont signé en 1985 une déclaration collective réfutant la thèse du génocide. Depuis, tous les signataires ont été menacés et réduits au silence. Vos propos sont calomnieux, et vous parlez sans savoir. Il est inacceptable de jeter ainsi la suspicion sur les gens" a répliqué l’ancien diplomate.
Mahçupyan a en outre estimé que la Turquie ne devait pas prendre pour interlocuteur la diaspora arménienne. "La Turquie doit prendre en considération ses citoyens d’origine arménienne et l’Arménie, et chercher avec eux une solution. Occupons-nous du présent et non du passé" a-t-il déclaré. Interpelé par un participant qui a rappelé l’existence, en Anatolie orientale, de nombreux charniers contenant les corps des Turcs massacrés par les Arméniens, Mahçupyan a répondu de façon évasive qu’"une solution ne serait pas trouvée avec les charniers". Le journaliste a ensuite dressé un surprenant parallèle entre la question arménienne et le problème kurde, provoquant une nouvelle vague d’indignation. "Si l’on aborde de façon radicale la question, certains pourraient dire que ’les problèmes actuels avec les Kurdes sont les mêmes que ceux survenus par le passé entre les Ottomans et les Arméniens’". Inci Özdemir, député du Parti de la Justice et du Développement (AKP) a fustigé cette analogie grossière : "A l’époque, l’Empire ottoman était en guerre. Aujourd’hui, il n’y a rien de tel. Et personne ne pense déporter les Kurdes" a-t-il dit.
De son côté, Hırant Dink a jugé "historique" l’initiative du Premier ministre et du CHP de proposer la création d’une commission composée d’historiens turcs et arméniens afin de faire toute la lumière sur la tragédie de 1915. Il a également souhaité pouvoir commémorer la mémoire des victimes arméniennes de cette tragédie. "Je comprends vos sentiments. Vous élevez des mémoriaux et organisez des cérémonies. J’ai aussi perdu mes ancêtres mais je ne peux commémorer leur mémoire le 24 avril" a-t-il indiqué. "Que voulez-vous de plus, vous avez dressé des stèles commémortives dans le monde entier" a réagi Inci Özdemir. Dink a par ailleurs déploré les critiques dont a fait l’objet l’écrivain Orhan Pamuk.
Le troisième intervenant d’origine arménienne, l’écrivain Levon Pavos Dabagyan, s’est très nettement démarqué de ses prédécesseurs en réfutant ouvertement la thèse du génocide. Il a vivement dénoncé la manipulation et l’exploitation politiques, par les Etats, de la diaspora arménienne et de la tragédie de 1915. "Pour empêcher cela, il faut que nous, Arméniens de Turquie nous saisissions de cette question. Il faut que les Arméniens Turcs aient, avec les Turcs, un droit de parole dans cette affaire et que nous puissions parler au monde. Disons-leur que cette affaire est la nôtre. Ces événements ont eu lieu en Turquie, de quel droit s’en mêlent-ils ? Personne ne m’interroge, or j’ai vécu ces événements, ma famille les a vécus, mes racines sont à Van, nous les avons tous vécus, personne ne m’interroge. L’Américain a dit telle chose, tel historien aurait dit cela... Qu’il aille au Diable son historien ! Aucun n’est historien, ils font tous partie de ces jeux qui se jouent sur le dos de la Turquie. Ils viennent ici et cherchent à dresser nos gens les uns contre les autres. (...) Ce sont les Arméniens Turcs qui doivent parler sur ce point. Même l’Arménie ne peut prétendre à la parole sur ce sujet. Pourquoi ? Parce que l’Arménie a fait la guerre contre la Turquie et contre les Ottomans, parce qu’elle a fait la guerre en s’alliant à la Russie. Les Arméniens aussi doivent voir cela, c’est une nécessité, il faut admettre cela. S’il y a une culpabilité du Comité Union et Progrès, alors le Parti [arménien] Hintchak est aussi coupable. Pourquoi ? Parce qu’ils ont tous deux collaboré ensemble. Ensemble, ils ont oeuvré pour destituer le Sultan Hamit Han, et par la suite, leurs chemins se sont séparés. Et c’est nous qui en avons été les victimes, c’est-à-dire les Arméniens de Turquie. On parle des milices arméniennes dans le sud-est et l’est de l’Anatolien. D’où venaient ces milices ? De Russie. Cela aussi les Arméniens doivent l’accepter. Est-ce qu’il y a eu 1.5 millions de morts arméniens ? Etait-ce ainsi ? Ont-ils tenu des statistiques ? Ont-ils tenu des comptes ? Qu’ont-ils fait, je ne le sais pas. Mais s’il y a bien eu une telle chose, alors les Arméniens doivent se demander comment ils ont pu se laisser manipuler. Que les Arméniens Turcs s’interrogent donc. Car le jeu qui se joue en permanence pèse sur le dos des Arméniens Turcs. Ceci est une erreur, et j’en ai assez. On passe à la télévision et l’on parle, des articles sont publiés dans les journaux. Par exemple, on a évoqué précédemment Orhan Pamuk. Pourquoi Orhan Pamuk se mêle-t-il de cette affaire ?! Lui avons-nous demandé quoique ce soit ?! Orhan Pamuk est un romancier. Qu’il s’occupe de ses romans. Ha, d’aucuns font parler Orhan Pamuk. Pourquoi ? Pour qu’en Turquie les Turcs, les Kurdes et les Arméniens deviennent des ennemis. Car on veut provoquer une guerre civile en Turquie. Il nous faut le savoir. Et dans cette guerre civile, on veut de nouveau manipuler les Arméniens."
"Nous sommes ensemble depuis 1000 ans. Mon coeur bat pour la Turquie. Les coeurs de mes amis aussi. (...) En Turquie, il y a des Turcs. Des Turcs musulmans, des Turcs chrétiens. Personne ne se mêle d’ailleurs de mon identité arménienne. Moi, je dis tranquillement partout que je suis Arménien, et même ma carte de presse porte mon nom arménien. Je n’abandonne pas mon arménité, mais la citoyenneté impose des règles, et il faut les respecter. Ceci est valable en Russie, en France, comme en Anglettere. (...) Pourquoi a-t-on jalousé les Arméniens ? Car ce peuple a toujours servi de la meilleure façon les Turcs, c’est un peuple qui a toujours pris place aux côtés des Turcs. Le coeur de ce peuple peut de nouveau être gagné. En clair, notre affaire est comme une dispute entre un père et son enfant, ou entre un frère aîné et son cadet. Aussi fâchés soient-ils, ils se retrouveront de nouveau côte à côte. L’un attend de l’autre qu’il se lève, le prenne dans ses bras et l’embrasse. Tout sera alors réglé. S’il vous plaît, agissons prudemment. Et laissons de côté ces histoires de génocide. Car il n’y a rien eu de tel. C’est par la suite qu’on a inventé de toutes pièces une affaire dite de génocide. Il y a eu une déportation, et nous ne sommes pas obligés de parler sans arrêt de cette déportation. D’ailleurs, cela nous fait de la peine. Si nous avons eu des morts, je veux dire que si, durant la déportation, il y a eu de nombreux morts parmi ceux qui ont été exilés, moi, je n’irais pas monnayer mes propres morts comme de vulgaires marchandises et réclamer de l’argent à d’autres pays. L’Arménien n’est pas aussi vil. Agir de la sorte est une mauvaise chose et je ne l’accepte pas. Cette affaire est finie et close. Réclamer des terres à la Turquie, ceci-celà, ça ne nous regarde pas. Les affaires de l’Arménie ne nous regardent pas. La situation des Arméniens de Turquie est toute autre. Depuis 1000 ans, l’Arménien de Turquie a vécu une autre vie et la continue aujourd’hui. (...) Nous, Arméniens, avons une vie particulière en Turquie. Il faut la mettre par écrit. Dans les écoles arméniennes, il faut expliquer dans les livres scolaires ce qu’a été notre vie à l’époque ottomane et durant les années d’Atatürk. Il faut le faire. J’ai un livre qui s’intitule ’Histoire des Arméniens Turcs’. Il faut le traduire en anglais et le montrer au monde, l’envoyer aux parlements pour leur dire que ’si, nous, les Turcs, avions voulu tuer les Arméniens, auraient-ils pu avoir autant de biens et de moyens ?’... Cela n’est pas fait. Nous avons entre nos mains un grand potentiel mais nous ne parvenons pas à l’exploiter. (...) Maudite soite cette affaire de génocide. Le moindre écrivain se lève et nous accuse d’avoir trahi les Turcs. On peut me traiter de voleur, dire que je suis sans honneur, mais personne ne peut me qualifier de traître. Quand on m’accuse de trahison, quand on dit que nous avons poignardé [les Turcs] dans le dos, je deviens fou. Je n’autorise personne à me dire une telle chose, même pas les plus hauts responsables de mon Etat. Je suis une personne qui aime sa patrie, et quand je dis "je", je parle des Arméniens Turcs. Nous aimons notre patrie. S’il vous plaît, aidez-nous, qu’ils ne nous anéantissent pas. L’Occident va nous anéantir. Il y avait un patriarche, Ormanian, qu’il dorme dans la lumière. A l’époque du Sultan Abdülhamit Khan, il s’est rendu dans les parlements d’Europe. Il a parlé de l’Empire ottoman et dit aux Européens : ’s’il vous plaît, laissez-nous tranquilles, ne nous touchez pas ; nous sommes une modeste communauté, vous allez nous sacrifier ensuite’. Ils ne l’ont pas écouté car leur cible était la Turquie et, aujourd’hui encore, c’est la Turquie. Ils veulent dépecer la Turquie, mais s’il vous plaît ne les laissez pas nous utiliser. Car c’est le Peuple Turc qui nous a permi de vivre. Sans le Peuple Turc, il n’y aurait plus d’Arménien, je n’aurais pas été là devant vous aujourd’hui. Le Peuple Turc nous a toujours portés dans son coeur. Osman Gazi [le fondateur de l’Empire ottoman], un peu avant sa mort et peu de temps avant la conquête de Bursa, a laissé un testament dans lequel il a dit : ’Surtout ne vous séparez pas de mes serviteurs arméniens, les Grecs les anéantiront’. C’est pourquoi ils nous ont installés dans le quartier de Karaağaç à Bursa pour que nous soyons totalement entourés de nobles Turcs. Voilà ce que nous sommes... Notre musique [aux Turcs et aux Arméniens] est la même, nous avons les mêmes coutumes et les mêmes grands-mères, notre religion originelle était aussi la même. Les Arméniens aussi étaient chamanistes. Tout cela a été oublié, tout a disparu. Pourquoi croyez-vous qu’Atatürk ait désigné Dilatchar [un Arménien de Turquie] à la présidence de l’Institut de Langue Turque ? N’y avait-il pas des professeurs turcs ? Si. Mais Atatürk voulait mettre un terme à tout cela. Si Atatürk avait pu vivre encore dix ans de plus, nous n’en serions pas là" a-t-il déclaré.
"Le monde extérieur ne veut pas qu’il reste le moindre Arménien en Turquie. Ils ne veulent absolument pas. Car l’Arménien est le bras chrétien du Turc. Je le redis, l’Arménien a toujours servi le Turc, et l’Europe le sait, de même que les Etats-Unis et la Russie. Depuis des lustres, depuis le Traité de San Stephano, la Russie est contre nous. J’irais même plus loin, depuis l’époque du Sultan Alparslan, depuis la bataille de Malazgirt, l’Occident nous rejette et ne reconnaît pas que nous sommes chrétiens. Ils nous considèrent comme musulmans. Je serais fier d’être musulman, comprenez-moi bien, mais c’est ainsi qu’on nous considère, ils ne nous reconnaissent pas comme chrétiens" a-t-il rappelé.
Sources : BBC en turc (06.04.05), NTV (05.04.05), Hürriyet, Radikal et Zaman (06.04.05), Sabah (07.04.05) et transcriptions des débats
Comme si les arméniens de Turquie SONT LIBRES DE PENSER! Comme si la diaspora arménienne se limite aux arméniens de Turquie... Je n'appelle pas ca un débat |
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 | Sujet: Re: Et ceux-la en profitent pour interpréter n'importe comment! Lun 11 Avr - 9:01 | |
| Pas sources pas fiables !!!  _________________ " Emancipate yourself from mental slavery None but ourselves can free our mind ! " Bob Marley - Redemption Song. |
|  | | aman Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !

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 | Sujet: Re: Et ceux-la en profitent pour interpréter n'importe comment! Mar 12 Avr - 14:32 | |
| | Sheriff Officer Birinci a écrit: | Pas sources pas fiables !!!  |
voilà le lien
Pas de sources PAS FIABLES !!! Alors qu'est-ce qu'une source pas fiable ? C'est une source émanant de sites douteux dont on ne connait rien des concepteurs et prétendus journalistes !!!
Sheriff Officer Birinci ! |
|  | | aman Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !

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 | Sujet: Re: Et ceux-la en profitent pour interpréter n'importe comme Mar 12 Avr - 14:35 | |
| | HayHo a écrit: | Comme si les arméniens de Turquie SONT LIBRES DE PENSER! Comme si la diaspora arménienne se limite aux arméniens de Turquie... Je n'appelle pas ca un débat |
Hrant DINK (Directeur de la publication du journal turco-arménien Agos) : "Ils nous considèrent comme des Arméniens de dernière classe"
"Les Arméniens Turcs ne sont pas confrontés à ce genre de comportement uniquement dans le sport mais aussi dans la diaspora où ils ont émigré. Il faut reconnaître qu’au sein d’une partie sclérosée du monde arménien, l’intolérance à l’égard du simple mot "turc" est totale. Par conséquent, les concepts d’"Arméniens de Turquie" ou d"Arméniens parlant le turc" suscitent chez ces gens un fort rejet. Les pauvres, ils pensent devenir des Arméniens plus forts en nous rejettant. Ils ne voient pas que l’essentiel est de vivre en Turquie tout en restant arménien. Nous, Arméniens de Turquie, réussissons cela, ce qui est difficile. Malgré les difficultés, nous réussissons à rester et à vivre en préservant notre identité sur ces terres où nos racines sont très profondes. Au lieu de nous féliciter, ils nous considèrent comme des Arméniens de dernière classe. Mais la même chose est valable pour l’opinion publique de Turquie. La même maladie existe ici aussi. Il est grand temps de mettre fin à l’édification des identités nationales sur l’animosité ; le temps est venu, et même passé, d’enrichir les identités avec la culture de la paix" a déclaré H. Dink. |
|  | | aman Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !

Inscrit le : 07 Mar 2005 Messages : 337
 | Sujet: Re: Et ceux-la en profitent pour interpréter n'importe comme Mar 12 Avr - 14:58 | |
| | HayHo a écrit: | Comme si les arméniens de Turquie SONT LIBRES DE PENSER!
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L'Express du 18/04/2002 Hrant Dink Un Arménien en renaissance
de notre correspondante Nükte V. Ortaq
Hrant Dink dirige un journal arménien. Son but: rendre sa fierté à sa communauté. Et s'il est critique envers les autorités d'Ankara, il l'est aussi envers la diaspora
«Qu'est-ce qui est le plus important pour la Turquie? Qu'elle se démocratise? Ou qu'elle reconnaisse le génocide arménien?» interroge Hrant Dink, directeur de la rédaction d'Agos, un hebdomadaire arménien publié depuis six ans à Istanbul. Cette question obsède ce petit homme bouillonnant de 49 ans, qui mène une véritable révolution culturelle au sein de la communauté arménienne de Turquie. Le mois dernier, pour la première fois après vingt ans d'attente, il a enfin été autorisé à se rendre à l'étranger. Son nouveau passeport lui a permis de participer à un congrès sur les relations turco-arméniennes organisé à l'université du Michigan. En compagnie de plusieurs personnalités telles que l'historien Vahakn Dadrian, Taner Akçam et Richard Hovhannisyan, le journaliste turc Cengiz Candar ou le politologue Baskin Oran. «J'ai été très impressionné par tous ces intellectuels, confie le patron d'Agos. Je voudrais qu'ils viennent en Turquie, qu'ils voient comment nous vivons ici, qu'ils discutent avec des universitaires turcs.» Mais la plupart des historiens arméniens-américains hésitent à faire le voyage.
Si la Turquie ne se démocratise pas, l'Arménie ne sera jamais en sécurité
Né à Malatya, capitale de l'abricot, blottie au cœur du plateau anatolien, passionnant et passionné, Dink se bat sur plusieurs fronts. Et c'est ce qui fait son originalité. Il n'appartient à aucune chapelle. Il n'a pas hésité, l'an passé, à venir, sur les plateaux de télévision, rappeler les injustices faites aux Arméniens, au moment même où les Turcs descendaient en nombre dans la rue pour protester contre l'adoption par le Parlement français d'une loi reconnaissant le génocide. En demandant, en direct, aux parlementaires qui participaient à la même émission quand l'Assemblée nationale d'Ankara avait, pour la dernière fois, abordé le problème de la minorité arménienne. Jamais, évidemment, d'où le silence gêné de ses interlocuteurs...
«Seul le dialogue nous sauvera»
S'il critique les autorités turques, Dink juge aussi sévèrement ceux qui, en France ou aux Etats-Unis, exploitent les massacres arméniens à des fins électorales. «Il ne faut pas chercher l'identité arménienne parmi les tombes de 1915. Je porte ma douleur en moi, au quotidien.» A ses coreligionnaires occidentaux qui affirment que les Arméniens de Turquie ont peur, il lance cette invite: «Venez ici, je suis prêt à discuter.» Car il se sent fier d'être un Arménien de Turquie. Et il se veut, avec son journal, le porte-drapeau d'une renaissance de cette communauté.
Dans ce pays, les Arméniens, montrés du doigt et conspués dans les années 1970 à cause des attentats de l'Asala, se sont longtemps fait les plus discrets possible. Ils évitaient de répondre aux insultes des journaux qui les accusaient, sans preuve, de soutenir les Kurdes et leur chef, Abdullah Öcalan, qu'un ministre de l'Intérieur n'hésitera pas à traiter de «graine d'Arménien»... C'est dans ce contexte qu'est né Agos. Cet hebdomadaire bilingue, arménien et turc, est aujourd'hui vendu à 6 000 exemplaires. «Il fallait que les Arméniens se défendent!» tonne Dink. Avec ses éditorialistes, dont l'historien Taner Akçam et le politologue Baskin Oran, ses 30 jeunes journalistes, l'hebdomadaire souffle un vent de fraîcheur sur une communauté de 70 000 âmes.
Tout ne se passe pas sans accrocs. Ainsi, le journal fut saisi l'an passé pour avoir écrit que «les lois [sur le génocide, NDLR] cesseront d'être un problème lorsque la Turquie respectera la douleur créée par le 24 avril [date symbolique du début des massacres de 1915]». Dink, auquel le ministère public avait intenté un procès, fut heureusement innocenté. Il en faudrait d'ailleurs bien davantage pour décourager cet homme qui a fait de la renaissance arménienne sa raison de vivre. «Je mets toute ma force dans l'amélioration des relations turco-arméniennes, dit-il. Si la Turquie ne se démocratise pas, l'Arménie ne sera jamais en sécurité.» Il est convaincu que la Turquie peut être une chance pour le jeune Etat au bord de l'asphyxie. «Même si cela peut paraître utopique, l'Arménie aura vraisemblablement demain, grâce à la Turquie, la chance de compter un voisin appartenant à l'Union européenne.» Et d'ajouter, avec insistance: «Seul le dialogue nous sauvera.» |
|  | | HayHo Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !


Inscrit le : 13 Mar 2005 Messages : 255 Localisation : Paris!
 | Sujet: Re: Et ceux-la en profitent pour interpréter n'importe comment! Mar 12 Avr - 16:03 | |
| Ecoute aman,
Hrant Dink fait partie de ces arméniens de Turquie qui sont incapable de s'exprimer en toute sincérité devant le problême du génocide, et c'est vraiment tres décevant de la part de ce représentant de la communauté. Les arméniens de Turquie vivent encore tous dans le tabou, et je suis bien placé pour le dire:
>En Turquie, on évite de parler arméniens dans la rue: a Istambul, tu parle l'arménien dans le bus et tout le monde te dévisage. >En Turquie, de nombreuse écoles arméniennes ont fermé et les enseignants fuient: mon professeur d'arménien (pour le préparation de l'arménien en option du bac) est d'Istambul donc voila... >et bien entendu ce n'est pas tout!
>Oran Pamuk, célebre romancier turc s'est vu critiqué par le Turquie entiere par ce qu'il a admis le déces de plusieurs centaines de milliers de Kurdes et plus d'1 millions d'arméniens. Des auto da fés de ses ouvrages ont lieu en ce moment et il risque d'être opprimé encore... Alors que certains arméniens nient ouvertement le génocide, des intellectuels turcs se permettent de dénombrer un nombre d'arméniens jamais atteind, mais encore loin d'être atteind, et ça je trouve ca émouvant!
>Trop d'arménien vivent dans une sorte de honte et essayent d'occulter la question du génocide. Pourquoi? pour ce sentir peut être plus intégrés, pour montrer que les arméniens de Turquie sont proches des turcs et pensent comme eux et tous ca pour une meilleure appréciation de leur situation et c'est tout à fait légitime ; tout comme les arméniens de Turquie mettant leur situation d'embargo commercial (de la Turquie) en priorité devant la reconnaissance du génocide et c'est pour cela qu'ils souhaitent l'entrée de la Turquie. |
|  | | aman Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !

Inscrit le : 07 Mar 2005 Messages : 337
 | Sujet: Re: Et ceux-la en profitent pour interpréter n'importe comment! Mar 12 Avr - 16:44 | |
| Tu as tort, car concernant le problème du génocide car il dit très clairement qu'il lutte pour sa reconnaissance. D'ailleurs, les personnalités turques qui collaborent dans son journal admettent le génocide.
Orhan Pamuk a été incendié par bcp de monde mais il a été aussi défendu. Non pas ses idées mais sa liberté d'exprimer ses opinions.
Je ne sais pas comment c'est d'être dans la peau d'un arménien en Turquie, mais j'ai lu des tas de témoignages d'arméniens qui n'hésitent pas dire leur amour pour la Turquie. Vous les arméniens de la diaspora vous êtes incapables de dissocier le différend historique entre la Turquie et l'Arménie des relations humaines que peuvent entretenir les turcs et les arméniens. Ca c'est à cause de votre militantisme.
Est ce que toi tu connais des turcs par exemple ? |
|  | | aman Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !

Inscrit le : 07 Mar 2005 Messages : 337
 | Sujet: Re: Et ceux-la en profitent pour interpréter n'importe comment! Mar 12 Avr - 19:09 | |
| | aman a écrit: | | Sheriff Officer Birinci a écrit: | Pas sources pas fiables !!!  |
voilà le lien
Pas de sources PAS FIABLES !!! Alors qu'est-ce qu'une source pas fiable ? C'est une source émanant de sites douteux dont on ne connait rien des concepteurs et prétendus journalistes !!!
Sheriff Officer Birinci ! |
tu veux un lexomil, sheriff amca ? |
|  | | Dinsiz Police Atheturk Police Department


Inscrit le : 22 Mar 2005 Messages : 66
 | Sujet: Re: Et ceux-la en profitent pour interpréter n'importe comment! Mar 12 Avr - 19:38 | |
| Aman et Hayho :
Je ne plaisante pas : les sites de la nébuleuse TDT ( infoturc.org, Turkiyemiz.biz, ect... ) sont interdits de citer ici, comme tous sites pseudo journalistiques qui ne répondent pas à des normes d'intégrité et se cachent derrière un anonymat total pour ne jamais avoir à repondre de leurs propos devant la justice.
Pour connaitre une source fiable, c'est simple : vous allez voir qui est derrière le site ( est-ce une personne morale ou physique qui en répond ) vous cherchez qui a enregistré le nom de dommaine ( sur domaine.fr par exemple ) et vous regardez si l'adresse est valide ! C'est pourtant simple, il suffit d'avoir un peu de jugeotte !
J'espère qu'on s'est bien compris, la prochaine fois je supprime l'article avec !!!
C'est pour cela que je vous conseille plutôt les articles de quotidiens ou d'assoc' nationales connus. Sinon, merci d'être vigilants ! Nous ne sommes pas des moutons qui fonçons tête baissée nous abreuver dans la boue !
Amicalement,
Sheriff Officer Birinci. _________________ " Emancipate yourself from mental slavery None but ourselves can free our mind ! " Bob Marley - Redemption Song. |
|  | | HayHo Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !


Inscrit le : 13 Mar 2005 Messages : 255 Localisation : Paris!
 | Sujet: Re: Et ceux-la en profitent pour interpréter n'importe comment! Mar 12 Avr - 22:51 | |
| | aman a écrit: | Tu as tort, car concernant le problème du génocide car il dit très clairement qu'il lutte pour sa reconnaissance. D'ailleurs, les personnalités turques qui collaborent dans son journal admettent le génocide.
Orhan Pamuk a été incendié par bcp de monde mais il a été aussi défendu. Non pas ses idées mais sa liberté d'exprimer ses opinions.
Je ne sais pas comment c'est d'être dans la peau d'un arménien en Turquie, mais j'ai lu des tas de témoignages d'arméniens qui n'hésitent pas dire leur amour pour la Turquie. Vous les arméniens de la diaspora vous êtes incapables de dissocier le différend historique entre la Turquie et l'Arménie des relations humaines que peuvent entretenir les turcs et les arméniens. Ca c'est à cause de votre militantisme.
Est ce que toi tu connais des turcs par exemple ? |
Je connais une fille Turque, Bahar, que j'ai perdu de vue mais j'ai un ami Turc, Savas dans ma promo... En fait je traine avec Sevan un pote arménien dont les parents sont d'Istambul et Savas, originaire d'Adana... ...et on s'entend tres bien! On se connait depuis 1 an et demi alors... et nos dialgogues sur ces différents turco arméniens fusent! comme ici.
Mais toi tu trouves pas ca normal ou tout simplement tu ne me crois pas parce que tu penses que je suis nationaliste et turcophobe et que c'est pas possible qu'un type comme moi puisse fréquenter un turc... Bah voila tas 0/20 Moi j'ai aucun préjugé. |
|  | | | Et ceux-la en profitent pour interpréter n'importe comment! | |
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