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bah, y a personne ?

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djhaidgh
Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !
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MessageSujet: bah, y a personne ?   Dim 7 Aoû - 1:04

alors? où sont les féministes ?
plus personne ne cause ici
bon, alors rien que pour être plus royaliste que le roi c'est un mec qui poste un sujet sur le féminisme... rambo

article tiré d'un mémoire de sciences po !!

comprendre le mouvement féministe

les droits : un combat répété

le droit de vote

La révolution française pose le principe de l'égalité de tous, toutefois il n'est pas appliqué : les femmes n'ont pas accès au droit de vote. La Révolution a donc permis la mise en question de l'égalité entre hommes et femmes, sans aller pour autant au bout de sa démarche. Contrairement à l'Ancien Régime, elle reconnaît à la femme la personnalité civile.

A la fin du 19è siècle, aucune femme du monde occidental n'a encore obtenu les libertés civiles. Partout, le droit de vote lui est refusé. Les premières revendications, en France, naissent pendant la Révolution de 1848, avec la mise en place du suffrage universel réservé aux hommes. L'accession des femmes au droit de vote, tout au long du 19ème siècle, est repoussée, sous les motifs les plus contradictoires. L'éventualité de la participation des femmes à la vie publique, est écartée catégoriquement sous la pression des conservateurs, misogynes et hostiles. Les républicains redoutent, de leur côté, que les femmes, sous l'influence de l'église, par leurs voix, grossissent les rangs conservateurs, et fassent ainsi chanceler la République. Quand la lère guerre mondiale éclate, toute tentative de réforme est différée, alors qu'en 1913, les féministes semblaient en mesure de l'emporter. Une proposition de loi en faveur du droit de vote des femmes, à l'initiative des députés, au lendemain de la guerre est malheureusement rejetée par le sénat, dominé par les conservateurs. Au cours des années 20 et 30, de nouvelles initiatives parlementaires auront lieu, qui, toutes, se heurteront au blocage du sénat. La suppression par le régime de Vichy, instauré à la défaite de 1940, de tout système démocratique, va permettre paradoxalement l'apparition des femmes sur la scène publique. En effet, le rôle qu'elles ont joué dans la Résistance, les bouleversements sociaux consécutifs à la libération, les réactions contre le régime de Vichy et sa misogynie, vont donner enfin aux femmes le droit de vote et le droit d'être élue, par l'ordonnance du 21 avril 1944, signée par le Général de Gaulle.

le code civil

Le Code civil napoléonien de 1804, a eu incontestablement les conséquences les plus néfastes sur le statut de la femme. A l'époque, considéré comme un modèle imité dans de nombreux pays, il s'est pérennisé à bien des égards jusqu'à nos jours. En effet, ce Code civil est le reflet de la misogynie de son initiateur, Napoléon Bonaparte, pour lequel "la femme est donnée à l'hommee pour avoir des enfants ; elle est sa propriété, comme l'arbre à fruits est la propriété du jardinier". L'article 213, précise que "le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari". Le Code civil, tout au long du 19è siècle, a confiné la femme dans un statut de mineure à vie. Jusqu'à la veille de la seconde guerre mondiale, certaines mesures perdureront, ainsi dans la plupart des pays européens, la femme devra demander l'autorisation à son mari pour exercer une profession (jusqu'en 1965, précisément dans le cas de la France). Il existe de ce fait, de nombreuses obligations de l'épouse, découlant de l'application du Code civil : notamment, elle ne peut sans cette autorisation se présenter à un examen, s'inscrire dans une université, ouvrir un compte en banque, faire établir un passeport, passer un permis de conduire, se faire soigner dans un établissement.
La femme est épouse et mère. Elle est entièrement définie au 19è siècle, par son rôle familial. La femme est le pivot du fondement de l'ordre social. Afin que la femme reste soumise à son mari, le législateur est particulièrement vigilant et veille sur ce sujet. La femme ne peut se soustraire à ses devoirs conjugaux, car le viol entre mari et femme n'étant pas reconnu. Le législateur réprime sévèrement l'infidélité de la femme, car elle est susceptible de porter atteinte à l'odre public, par l'introduction d'un étranger dans la famille, en modifiant les partages successoraux. Par contre la condamnation de l'homme adultère intervient seulement lorsque ce dernier entretient sa maîtresse au domicile conjugal, c'est à dire pratiquement dans les cas de bigamie.
L'occasion donnée aux femmes de sortir de ce carcan familial est la première guerre ondiale, provisoirement. Un grand nombre d'entre elles, séparées de leur mari, doivent, pour gérer l'exploitation ou l'entreprise familiale, se débrouiller seules. Certaines usines, devant la pénurie de main d'oeuvre, font appel au travail féminin. Au lendemain des quatre années de conflit, cette brèche va rapidement se refermer, car face au désastre économique et démographique , le mot d'ordre est de repeupler la France.
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djhaidgh
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MessageSujet: Re: bah, y a personne ?   Dim 7 Aoû - 1:05

les mouvements féministes

Le terme "féminisme" est souvent attribué à Charles Fourier (1772-1837). A la fin du 19ème siècle, ce terme devient courant dans la pratique politique et sociale et désigne quelquefois la doctrine, mais plus souvent la lutte qui cherche à établir l'égalité des droits (politiques, civils, économiques) de l'homme et de la femme dans la société. L'analyse politique que l'on peut faire du féminisme est la rupture individuelle avec son statut, l'expression critique dans le domaine culturel, et l'engagement collectif dans le combat politique. On a pu ainsi citer comme premières féministes les précieuses, les puritaines américaines au 17ème siècle, les révolutionnaires de 1789, celles de 1848, de 1871, et les suffragettes.

L'aspiration à l'identité de statut entre la femme et l'homme s'est traduite par un refus des inégalités, les tendances les plus radicales des mouvements de femmes ont toujours exprimé une volonté de changer leur vie et de redéfinir les fondements culturels et politiques des sociétés.

Christine de Pisan, auteur de La Cité des Dames, est généralement considérée par les historiens comme ayant formulé la première protestation véhémente contre les préjugés discriminatoires à l'égard des femmes.

Marie de Gournay insiste sur l'importance de l'instruction dans son ouvrage l'Égalité des hommes et des femmes (1622), dont les femmes sont en majorité exclues.

Le prêtre français Poullain de la Barre dans L'Egalité des 2 sexes (1673) soutient que la subordination des femmes n'est pas fondée en nature et que l'influence de l'éducation est déterminante ; il propose l'ouverture de toutes les carrières aux femmes sans restriction.

Tous ces ouvrages sont des textes fondateurs.

C'est au 19ème siècle, dans les sillages des avancées démocratiques, que surgit le féminisme, quand des femmes se regroupent à partir du constat de leur oppression commune et dans l'objectif déclaré de leur émancipation.

En Grande-Bretagne, le féminisme se manifeste par des actions parfois violentes et spectaculaires pour l'obtention du droit de vote (le suffragisme sera un vaste mouvement jusqu'à la veille de la première Guerre Mondiale).

Les Etats-Unis comptent les mouvements les plus puissants, ils sont à l'origine de la première convention des droits de la femme dans l'Etat de New-York.

En Allemagne, le débat féministe pénètre les cercles socialistes. Auguste Bebel permet de faire inscrire l'égalité homme-femme, dans le programme du parti social-démocrate.

En France, les socialistes saint-simoniens et surtout Charles Fourier ont des positions féministes. Dans cette mouvance, des ouvrières créent en 1832 La Femme libre (qui deviendra La Tribune des femmes), revue qui plaide pour l'éducation des femmes, la formation professionnelle, l'égalité des salaires, la révision du Code Civil, la restauration du divorce (supprimé en 1816). De nombreuses revues vont se multiplier par la suite : par exemple La Gazette des femmes, Les Voix des femmes, L'Opinion des femmes, le Droit des femmes...etc

Deux tendances apparaissent : exigence d'une stricte égalité entre l'homme et la femme ou revendication d'une égalité modulée en fonction du rôle et des qualités propres à la femme. Ce clivage se retrouve dans le féminisme moderne en termes radicalisés.

Flora Tritan analyse surtout les problèmes de l'ouvrière : ses ouvrages sont rédigés à la suite d'enquêtes dans des usines en Angleterre et en France. La proclamation de la République en 1848 et la restauration du suffrage universel réactivent les débats et les actions pour l'égalité des droits civiques. Le droit de vote ne sera acquis dans une vingtaine de pays qu'après 1918, et ne sera accordé aux françaises qu'en 1944.

De 1878 à 1913, les féministes organisent une dizaine de congrès internationaux et reprennent au cours des années, les mêmes revendications : législation du travail, accès aux professions, éducation, droits civils, etc.

Après la Seconde Guerre Mondiale, les revendications des mouvements féministes sont reprises par les partis traditionnels ou par des associations apolitiques (Planning Familial).

Simone de Beauvoir, à l'écart de ces approches, en publiant le Deuxième Sexe , inaugure un féminisme dit "radical". Sans grande audience à l'époque en France, cet essai sera très diffusé aux Etats-Unis, où il est considéré comme la "bible des femmes". Le Deuxième Sexe, nourri des sciences expérimentales et humaines, trace le portrait de la femmes, produit social, construite par l'éducation relayée par toutes les instances de la société et placée en situation d'infériorité. Infériorité qui n'est pas un destin ("On ne naît pas femme, on le devient"), mais une situation de fait qu'il appartient aux femmes de changer par la lutte.

En France le mouvement de libération des femmes (nom donné par la presse par analogie au mouvement américain), constitué à partir d'un groupe d'étude d'universitaires et de militantes venues de la gauche démocratique, se signale en 1971 par des actes symboliques (dépôt d'une gerbe à "la femme du soldat inconnu") ...

Le MLF, qui attire un nombre important de femmes non militantes, se scindera en plusieurs tendances. La désignation de l'ennemi principal, la masculinité ou le système capitaliste, entraînent des modes et lieux d'intervention différents dans la lutte pour la reconnaissance de la "féminitude"(créée par analogie avec le combat culturel et politique des Africains en faveur de la "négritude").

La mobilisation pour l'avortement et la contraception libres, la journée de dénonciation "contre les crimes commis contre les femmes" (1972), l'appel à la grève des femmes contre les tâches domestiques et sexuelles (1974), l'intervention dans le domaine juridique (par la Ligue des droits des femmes, 1974), la création de "SOS femmes battues", ... etc

Le MLF est aussi un lieu de rencontre où se forge une identité collective. Par sa forme originale d'organisation, la variété des axes d'intervention et le traitement des oppressions ont profondément modifié le paysage politique de cette décennie.

Les lois de 1972 à 1978 ont répondu à la majorité des revendications féministes en matière de droits. Mais ce n'est pas là la fin de l'histoire de l'émancipation des femmes, qui cherchent autre chose que l'acquisition de droits formels.
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MessageSujet: Re: bah, y a personne ?   Dim 7 Aoû - 1:06

les femmes et la politique

En France, la citoyenneté politique a été concédée bien plus tard que dans la plupart des autres pays d'Europe. Pendant près de 25 ans d'apprentissage de leurs nouveaux droits et jusqu'à la fin des années 60, les femmes sont apparues plus abstentionnistes et plus conservatrices que les hommes. Les années 70, période du "décollage", voient se réduire les différences notées jusque là. Les années 90 marquent un tournant, et plus en encore, inaugurent l'ère de l'autonomie.

Si leur comportement électoral a évolué des années 40 aux années 90, c'est parce leur leur situation sociale s'est elle même transformée par une entrée dans le monde du travail et donc un plus grand intérêt pour la société.

Beaucoup de femmes adhèrent à ce qu'on pourrait appeler le "féminisme ordinaire". Elles pensent que les valeurs auxquelles elles croient sont désormais mieux défendues par la gauche que par l'extrême droite, qui veut interdire l'IVG et qui prêne le retour des femmes au foyer en échange d'un salaire maternel.

Le décalage "homme-femme" entre l'économique et le politique condamne notre société ancestrale où la force humaine, musculaire et physique constituait la base première de son évolution. Depuis longtemps déjà, ce moteur laisse place peu à peu à la pensée, à la réflexion humaine, apanage attribué à toute l'espèce humaine quelque que soit son sexe, sa couleur de peau ou tout autre signe distinctif. Il est donc indispensable que cela change dans les faits.

La France est en retard par rapport aux pays de l'Union Européenne quant à la représentation des femmes en politique.

Elle est avant dernière juste devant la Grèce au classement européen, avec 10,8% de. femmes au parlement, on voit donc que le monde politique résiste toujours aux femmes.

Toutefois, il y a des signes intéressants qui se profilent : 30% des élus français au parlement sont des femmes, grâce à plusieurs partis qui ont présentés des listes paritaires, contre 20% en 1982. Le pourcentage des femmes élues dans les conseils municipaux progresse, mais lentement. De plus, plusieurs femmes occupent des postes importants au sein du gouvernement. Certes, on a connu l'expérience d'Edith Cresson qui s'est mal terminée ; non pas par la qualité de son travail, mais par son manque de répartie face aux moqueries des hommes politiques.

L'essentiel des obstacles posés sur le chemin qui conduit à l'élection provient des partis politiques eux même, fiefs masculins qui admettent plus facilement les femmes comme militantes que comme responsables àfortiori comme candidates en position éligible. C'est d'abord au sein dess partis qu'il faut améliorer la représentation des femes. C'estt pour cela que les féministes doivent cibler leurs efforts sur l'éducation et la formation des esprits.

La parité : la loi et son évolution

En 1982, l'assemblée nationale a adopté à l'unanimité un texte qui prévoit qu'aux municipales, les listes ne pourront pas comporter plus de 75% de candidats du même sexe, autrement dit : pas plus de 75% d'hommes ! soit un quota d'au moins 1/4 de femmes. C'était un premier pas vers la parité, mais refusé car qualifié "d'anticonstitutionnel", idem pour l'amendement voté l'an dernier et qui imposait des listes paritaires aux régionales. Le motif dans les 2 cas, d'après Corinne Goldberger "En gros, pour la république avec un grand R, il n'y a ni homme, ni femme, il n'y a que des citoyens sans distinction de sexe. Et, tant pis si l'hémicycle est monopolisé par les "costard-cravate". "Vous n'avez qu'à vous battre, le pouvoir cela se conquiert", disent globalement ceux qui comptent sur l'évolution des mentalités pour débloquer progressivement la situation".


Source : http://www.ac-bordeaux.fr/Etablissement/SudMedoc/ses/1998/fminisme.htm
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MessageSujet: Re: bah, y a personne ?   Dim 7 Aoû - 1:16

" Maintenant qu'on a libéré les femmes, va falloir libérer les mecs ! "
Coluche. wink1
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