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L'histoire du féminisme

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Pembe
Invité




MessageSujet: L'histoire du féminisme   Dim 30 Oct - 20:33

1 Présentation


féminisme, mouvement militant visant à accroître le rôle et les droits des femmes dans la société.


L’origine du terme « féminisme », attribuée par certains à Charles Fourier, n’est pas établie avec certitude. En 1872, Alexandre Dumas fils l’emprunte au vocabulaire médical de l'époque où il désigne les hommes d'apparence féminine. Dès les années 1890 cependant, on le retrouve dans divers écrits où il évoque la revendication collective des femmes pour l’égalité entre les sexes. En outre, même si le terme n’apparaît qu’au XIXe siècle, l’aspiration « féministe » est bien plus ancienne.

2 Un mouvement aux origines lointaines

Dès le XVe siècle, en France, des voix féminines s’élèvent contre la profonde injustice dont sont victimes les femmes. Certaines, souvent instruites et issues de l’aristocratie, prennent la plume pour dénoncer la domination de l’homme et s’y opposer. Christine de Pisan, célèbre pour avoir défendu la cause des femmes contre les écrits misogynes des prêtres, s’insurge dans sa Cité des Dames (1405) contre les discriminations qui frappent les femmes et revendique pour elles le droit d’exercer les mêmes fonctions que les hommes. Deux siècles plus tard, Marie de Gournay, fille d’alliance de Montaigne, publie l’Égalité des hommes et des femmes (1622) et énonce ce qui deviendra l’une des revendications principales des premières féministes : l’accès à l’instruction. Derrière cette revendication émerge l’idée selon laquelle la femme n’est pas par nature inférieure à l’homme, mais que l’éducation est responsable de la position d’infériorité dans laquelle elle demeure confinée.

2.1 L’impact de la Révolution

S’il est d’usage de fixer le début du féminisme comme mouvement collectif à la première moitié du XIXe siècle, son origine remonte en réalité à la fin du XVIIIe siècle et s’inscrit dans le cadre général de la Révolution Française.

En 1791, Olympe de Gouges réclame la reconnaissance de la citoyenneté des femmes dans sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, inspirée de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. En Angleterre, Mary Wollstonecraft exige l'égalité entre les sexes et signe, avec A Vindication of the Rights of Woman (Défense des droits de la femme, 1792), un ouvrage déterminant pour le développement du mouvement féministe à venir. Encouragées par le discours révolutionnaire qui affirme l’égalité des individus, les femmes engagées dans la Révolution — leur participation est active dans les mutineries, les actions de lutte contre la disette, les cahiers de doléances, les pétitions, les clubs politiques, les élections — militent pour la reconnaissance de leurs droits civils.

La réaction conservatrice qui suit cette période vient cependant porter un coup d’arrêt à l’évolution de la condition sociale et juridique des femmes à peine amorcée avec la Révolution, comme le confirme l'adoption, en 1804, du Code Napoléon, lequel consacre l’incapacité juridique de la femme.

2.2 Les premières revendications

C'est au XIXe siècle, à la faveur des révolutions de 1830 et de 1848, que naît véritablement un mouvement féministe militant revendiquant des droits éducatifs, économiques et politiques. En outre, la révolution industrielle, en donnant aux femmes une certaine indépendance économique par le travail salarié, contribue à créer en Europe un climat favorable au développement du féminisme.

En France, sous l’impulsion des doctrines saint-simoniennes et fouriéristes, les femmes dénoncent leur « asservissement séculaire » et réclament l'« affranchissement ». Quelques grandes figures de ce féminisme en plein essor se distinguent. C’est notamment le cas de l’écrivain Flora Tristan, militante socialiste, engagée dans la cause des ouvrières et la lutte pour le divorce et l’amour libre, et de la socialiste Pauline Roland, qui dirige notamment le Club républicain des femmes (1848).

La presse et les associations jouent un rôle prépondérant dans la diffusion et le développement des revendications féministes. De nombreux journaux paraissent à partir de 1830, de la Femme libre (fondée en 1832) à la Voix des femmes (1848), véritables tribunes pour la défense de la condition féminine au sein de la famille (libération de la tutelle masculine, restauration du divorce), dans le monde du travail (accès à l’emploi, égalité des salaires), dans la vie publique (droit de vote). Engagées d’abord au sein de clubs mixtes révolutionnaires, les femmes se regroupent par la suite en associations, clubs ou sociétés féministes dont la raison d’être est leur émancipation.

En dépit de cette effervescence, l'avènement de la IIe République en 1848 se solde par l'instauration d'un suffrage « universel » dont les femmes restent exclues, ce qui ravive les actions pour l’égalité des droits civiques. L’avènement de la IIIe République et la Commune de Paris (1871) constituent un nouveau temps fort pour l’expression des revendications féministes, auxquelles la militante révolutionnaire Louise Michel donne une vive résonance.

Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, le féminisme est plus réformateur que révolutionnaire. Ses dirigeantes sont souvent instruites et issues de la bourgeoisie. Pour la première fois, une convention pour les droits de la femme se tient à Seneca Falls (État de New York) en 1848. Elle réunit une centaine de personnes, dont l'abolitionniste Lucretia Mott et la féministe Elizabeth Cady Stanton, qui revendiquent l'égalité des droits, dont le droit de vote. Les féministes britanniques tiennent leur première convention en 1855, avec pour principale revendication le droit à la propriété. La publication de l'ouvrage l'Assujettissement des femmes par le philosophe britannique John Stuart Mill contribue au progrès de la cause féministe, même s'il ne suffit pas à convertir une opinion publique qui reste fort réticente à l'émancipation féminine.

suite...
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Pembe
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MessageSujet: Re: L'histoire du féminisme   Dim 30 Oct - 20:40

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Aurel
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MessageSujet: Re: L'histoire du féminisme   Dim 30 Oct - 20:40

Pembe, ça va devenir une figure de proue du féminisme, vous allez voir !
On va assister à un renouveau... nitroglycériné...
Cachez vos coucougnettes les mecs !
Je sens comme un vent castrateur de force 8 en direction des assors ! dev1
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global_donkey
Récite du Nâzim Hikmet les larmes aux yeux !
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MessageSujet: Re: L'histoire du féminisme   Dim 30 Oct - 21:14

Moi j'adore de plus en plus Pembe..J'ai toujours aimé les roses en plus..mais je suis trop vieux pour elle..et en plus elle ne veut pas de mec d'après ce qu'elle met sur son blog...
Je la trouve vraiment adorable..je répète, persiste et signe..j'adore les p'tites pestes difficiles à vivre..elles mettent du piment à nos vies monotones...
et ce que je dis, je reconnais, est très machiste....je m'assume en bien et en mal...car je suis aussi un energumène impossible à vivre...
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Aurel
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MessageSujet: Re: L'histoire du féminisme   Dim 30 Oct - 21:21

Tout athée est impossible à vivre pour les autres, puisqu'il n'est pas un agenouilliste et un suiveur par définition, donc, par définition, il a ses propres convictions et est, par conséquent, plus difficile à vivre ! dev1
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global_donkey
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MessageSujet: Re: L'histoire du féminisme   Dim 30 Oct - 21:46

alors..apparemment ce börek est bien digéré..ma pizza aussi d'ailleurs...et je n'ai plus rien à boire...à part de l'eau minérale...
Dieu..si tu existes..envoie moi une bouteille d'absinth par parachute sur mon balcon...dans 5..allez..10 minutes..je chronomètre...
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Aurel
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MessageSujet: Re: L'histoire du féminisme   Dim 30 Oct - 21:58

global_donkey a écrit:
alors..apparemment ce börek est bien digéré..ma pizza aussi d'ailleurs...et je n'ai plus rien à boire...à part de l'eau minérale...
Dieu..si tu existes..envoie moi une bouteille d'absinth par parachute sur mon balcon...dans 5..allez..10 minutes..je chronomètre...


T'habites dans les Vosges ? Dans les Vosges, Dieu envoie que de l'eau radioactive, pour te faire un bon cancer de la thyroïde ! dev1
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global_donkey
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MessageSujet: Re: L'histoire du féminisme   Dim 30 Oct - 22:14

Top..la preuve par l'absurde..il n'existe pas..il ne m'a rien envoyé..alors qu'il aurait pu envoyé dupinard toxique..ou du jus de poulet de chine....

hé débrouille toi pour préparer, aurel, un poulet circassien..avant que les bestioles de chez nous soient pourries aussi...J'ai 3 kg de noix décortiqués..je voudrais pas les voir pourrir...
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Pembe
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MessageSujet: Re: L'histoire du féminisme   Dim 30 Oct - 23:21

Alors messieurs mes postes ne vous plaise pas sm7 attention je viens avec le couteau vous coupé les coucouniettes hein sm8 .





Vous avez voulu pembe ben je suis là..... :box7 ai7
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Cris
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MessageSujet: Re: L'histoire du féminisme   Mer 2 Nov - 17:33

Pour le droit de vote faut préciser que le premier pays à l'accorder aux femmes c'est la Nouvelle Zélande, avant la fin du XIX° s. Je précise pas l'année de peur de dire une connerie mais c'est bien quelques années, qui voient un changement de siècle, avant tous les autres pays.

Autre remarque les grands mouvements féministes pré-68 sont passés à coté du message principale de l'existentialiste S. de Beauvoir et de son livre culte. Ce qu'elle critiquait c'est bien les genres contingents et leur perpétuation par le conditionnement selon le sexe dés la naissance.
Citation:
Au-delà de l’égalité entre les sexes, c’est la spécificité de l’identité féminine que ces mouvements affirment avec force.
cqfd : passé complètement à coté. L'identité féminine comme masculine n'existe que parce qu'elle est imposée arbitrairement par l'éducation (y compris indirecte). “On ne naît pas femme, on le devient” ça vous dit rien ? Faut être sacrément embouché pour se prétendre de SdB et sortir de telles insanités essentialistes en même temps. Et en plus y-en a accord de ces embouchés actuellement. Les Chiennes de Garde par exemple.

Citation:
la référence marxiste ne s'applique que jusqu'à un certain point, la lutte des classes étant historiquement plus marquée que la lutte entre les sexes.
Et surtout la lutte des sexes n'est voulu que par les plus abrutis des féministes. Et heureusement. Mais c'est ce que retiennent souvent les médias et le commun des mortels : “la guerre des sexes”.

Citation:
Les réactions de défense des droits (à l'avortement, en particulier), surtout observées aux États-Unis, répondent à l'impact accru, dans les années 1980, des mouvements conservateurs.

“Conservateurs” Mon Q ! Terroriste oui. Le listage des médecins (pratiquant l'IVG) à abattre, les assassinas et les nombreuses tentatives loupées, c'est du conservatisme peut-être. Non ! c'est du terrorisme chrétien. Et oui, les musulmans n'ont pas le monopole du terrorisme.
Ce combat est un bel exemple de rapprochement entre féminisme et laïcisme.

Je suis pas sûr d'avoir bien compris le dernier paragraphe. Je préciserais donc que tous les féministes ne sont pas pour la loi sur la parité. Moi-même je n'ai pas d'idée tranchée sur la question. C'est comme la loi sur les signes religieux qui permet de lutter contre le voile. C'est probablement un outil intéressant, à défaut de mieux et en attendant quelque chose de plus sensé.

Ça date de quand ce truc Pembe ? Le mouvement queer, Wittig, Butler, ça leur dit rien ?

Aurel a écrit:
Cachez vos coucougnettes les mecs !
Je sens comme un vent castrateur de force 8 en direction des assors !

Ah merci beaucoup Aurel pour ce pitoyable cliché sur le féminisme. Les féministes cherchent l'égalité et non la guerre des sexes. Ils en veulent pas à tes “coucougnettes”. Ils sont pas contre les hommes. Au passage, ce qu'on sait pas, c'est qu'à part quelques exceptions, les mouvements féministes actuels sont mixtes et ouverts sur les questions homos et trans. Les féministes n'ont pas plus envie de te couper les “coucougnettes” que des laïcs le prépuce.

Et pis, à propos du mot féminisme :
Ci-après les mots femelle et mâle désigne le sexe biologique et n'ont rien de péjoratifs :
Le terme féminisme est orienté. Il évoque le sexe féminin et non les deux sexes ; le camp des femmes. Le mouvement ne mérite pas cette orientation qui le sous-entend sexiste et, par la même, suggère que l'immobilisme ne l'est pas. Comme ci conserver les mêmes comportements et valeurs et refuser de remettre en cause leur sexisme était une attitude neutre. Non, préserver la phallocratie, c'est de la phallocratie.
Le féminisme sexiste serait l'opposé du machisme. C'est à dire prôner la supériorité de la femme sur l'homme. Par contre, limiter, supprimer le machisme n'est pas du sexisme. Bien au contraire. Un tel mouvement doit s'appeler anti-sexisme.
Le terme féminisme en sous-entendant qu'il est le camp des femmes (de certaines), interdit aux mâles d'en faire partie. C'est là un terrible frein au mouvement. D'autant plus que le féminisme semble alors justifié par les intérêts personnels des femelles et non par une cause philosophique.
Il faut donner des noms justes à des notions aussi importantes. Parler de féminisme que pour des mouvements réellement sexistes.
L'anti-sexisme désigne la recherche d'égalité des sexes et, selon le point de vue, celle d'abolition des genres (féminité et masculinité).
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