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Nobel Administrateur

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| Sujet: Les émeutes de la faim Mar 15 Avr - 14:33 | |
| <iframe width="425" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&msa=0&msid=111466412011103628709.00044acf48056b601d290&ll=31.802893,-7.03125&spn=90,149.414063&output=embed&s=AARTsJoGJ9JdN3JGzghWpIY1TqZNj5Zx7Q"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&msa=0&msid=111466412011103628709.00044acf48056b601d290&ll=31.802893,-7.03125&spn=90,149.414063&source=embed" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small>
A suivre sur la carte les principaux lieux touchés par les manifestations contre l'envolée mondiale des prix des céréales.
L'envolée mondiale des prix des céréales crée dans plus d'une trentaine de pays pauvres une grave situation d'urgence allant jusqu'à des émeutes. Voici les principaux lieux touchés.
Voir le détail ici _________________ "Puisqu'on allume les étoiles, c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires" |
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| Sujet: Re: Les émeutes de la faim Mar 15 Avr - 14:38 | |
| Emeutes de la faim
Source: monde-diplomatique.fr
Des « émeutes de la faim » ont secoué ces derniers jours l’Egypte, le Maroc, l’Indonésie, les Philippines, Haïti — où elles ont fait au moins cinq morts et abouti à la chute du gouvernement —, ainsi que plusieurs pays africains : Nigeria, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mozambique, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso... Si l’Afrique est particulièrement vulnérable, c’est parce qu’elle subit la « destruction systématique de ses agricultures vivrières », dénonçait Jean Ziegler, rapporteur spécial de la commission des droits de l’homme des Nations unies pour le droit à l’alimentation, dans un article publié en mars sur notre site : « Réfugiés de la faim ».
<BLOCKQUOTE class=spip> « Entre 1972 et 2002, le nombre d’Africains gravement et en permanence sous-alimentés a augmenté de 81 à 203 millions. Les raisons sont multiples. La principale est due à la politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne.
Les Etats industrialisés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont payé à leurs agriculteurs et éleveurs, en 2006, plus de 350 milliards de dollars au titre de subventions à la production et à l’exportation. L’Union européenne, en particulier, pratique le dumping agricole avec un cynisme sans faille. Résultat : la destruction systématique des agricultures vivrières africaines.
Indice de développement humain, 2005 - Carte de Philippe Rekacewicz Prenons l’exemple de la Sandaga, le plus grand marché de biens de consommation courante de l’Afrique de l’Ouest. La Sandaga est un univers bruyant, coloré, odorant, merveilleux, situé au cœur de Dakar. On peut y acheter, selon les saisons, des légumes et des fruits portugais, français, espagnols, italiens, grecs, etc. — au tiers ou à la moitié du prix des produits autochtones équivalents. Quelques kilomètres plus loin, sous un soleil brûlant, le paysan wolof, avec ses enfants, sa femme, travaille jusqu’à quinze heures par jour… et n’a pas la moindre chance d’acquérir un minimum vital décent. Sur 52 pays africains, 37 sont des pays presque purement agricoles. Peu d’êtres humains sur terre travaillent autant et dans des conditions aussi difficiles que les paysans wolof du Sénégal, bambara du Mali, mossi du Burkina ou bashi du Kivu. La politique du dumping agricole européen détruit leur vie et celle de leurs enfants. »</I></BLOCKQUOTE> _________________ "Puisqu'on allume les étoiles, c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires" |
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| Sujet: Re: Les émeutes de la faim Mar 15 Avr - 14:45 | |
| Réfugiés de la faim
Source: monde-diplomatique.fr
La nuit était noire, sans lune. Le vent soufflait à plus de 100 kilomètres à l’heure. Il faisait se lever des vagues de plus de 10 mètres qui, avec un fracas effroyable, s’abattaient sur la frêle embarcation de bois. Celle-ci était partie d’une crique de la côte de Mauritanie, dix jours auparavant, avec à son bord 101 réfugiés africains de la faim. Par un miracle inespéré, la tempête jeta la barque sur un récif de la plage d’El Medano, dans une petite île de l’archipel des Canaries. Au fond de la barque, les gardes civils espagnols trouvèrent les cadavres de trois adolescents et d’une femme, morts de faim et de soif.
La même nuit, quelques kilomètres plus loin sur la plage d’El Hierro, un autre rafiot s’échoua : à son bord, 60 hommes, 17 enfants et 7 femmes, spectres titubants à la limite de l’agonie (1).
A la même époque encore, mais en Méditerranée cette fois-ci, un autre drame se joue : à 150 kilomètres au sud de Malte, un avion d’observation de l’organisation Frontex repère un Zodiac surchargé de 53 passagers qui – probablement par suite d’une panne de moteur – dérive sur les flots agités. A bord du zodiac, les caméras de l’avion identifient des enfants en bas âge et des femmes. Revenu à sa base, à La Valette, le pilote en informe les autorités maltaises, qui refusent d’agir, prétextant que les naufragés dérivent dans la « zone de recherche et de secours libyenne ». La déléguée du Haut Commissariat des réfugiés des Nations unies Laura Boldini intervient, demandant aux Maltais de dépêcher un bateau de secours. Rien n’y fait. L’Europe ne bouge pas. On perd toute trace des naufragés.
Quelques semaines auparavant, une embarcation où se pressaient une centaine de réfugiés africains de la faim, tentant de gagner les Canaries, avait sombré dans les flots au large du Sénégal. Il y eut deux survivants (2).
Des milliers d’Africains, y compris des femmes et des enfants, campent devant les clôtures des enclaves espagnoles de Melilla et de Ceuta, dans le Rif aride. Sur injonction des commissaires de Bruxelles, les policiers marocains refoulent les Africains dans le Sahara (3). Sans provisions ni eau. Des centaines, peut-être des milliers d’entre eux périssent dans les rochers et les sables du désert (4).
Combien de jeunes Africains quittent leur pays au péril de leur vie pour tenter de gagner l’Europe ? On estime que, chaque année, quelque 2 millions de personnes essaient d’entrer illégalement sur le territoire de l’Union européenne et que, sur ce nombre, environ 2 000 périssent en Méditerranée, et autant dans les flots de l’Atlantique. Leur objectif est d’atteindre les îles Canaries à partir de la Mauritanie ou du Sénégal, ou de franchir le détroit de Gibraltar au départ du Maroc.
Selon le gouvernement espagnol, 47 685 migrants africains sont arrivés sur les côtes en 2006. Il faut y ajouter les 23 151 migrants qui ont débarqué sur les îles italiennes ou à Malte au départ de la Jamahiriya arabe libyenne ou de la Tunisie. D’autres essaient de gagner la Grèce en passant par la Turquie ou l’Egypte. Secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, M. Markku Niskala commente : « Cette crise est complètement passée sous silence. Non seulement personne ne vient en aide à ces gens aux abois, mais il n’y a pas d’organisation qui établisse ne serait-ce que des statistiques rendant compte de cette tragédie quotidienne (5). »
Pour défendre l’Europe contre ces migrants, l’Union européenne a mis sur pied une organisation militaire semi-clandestine qui porte le nom de Frontex. Cette agence gère les « frontières extérieures de l’Europe ».
Elle dispose de navires rapides (et armés) d’interception en haute mer, d’hélicoptères de combat, d’une flotte d’avions de surveillance munis de caméras ultrasensibles et de vision nocturne, de radars, de satellites et de moyens sophistiqués de surveillance électronique à longue distance.
Frontex maintient aussi sur sol africain des « camps d’accueil » où sont parqués les réfugiés de la faim, qui viennent d’Afrique centrale, orientale ou australe, du Tchad, de la République démocratique du Congo, du Burundi, du Cameroun, de l’Erythrée, du Malawi, du Zimbabwe… Souvent, ils cheminent à travers le continent durant un ou deux ans, vivant d’expédients, traversant les frontières et tentant de s’approcher progressivement d’une côte. Ils sont alors interceptés par les agents de Frontex ou leurs auxiliaires locaux qui les empêchent d’atteindre les ports de la Méditerranée ou de l’Atlantique. Vu les versements considérables en espèces opérés par Frontex aux dirigeants africains, peu d’entre eux refusent l’installation de ces camps. L’Algérie sauve l’honneur. Le président Abdelaziz Bouteflika dit : « Nous refusons ces camps. Nous ne serons pas les geôliers de nos frères. »
Organiser la famine et criminaliser ceux qui la fuient
La fuite des Africains par la mer est favorisée par une circonstance particulière : la destruction rapide des communautés de pêcheurs sur les côtes atlantique et méditerranéenne du continent. Quelques chiffres.
Dans le monde, 35 millions de personnes vivent directement et exclusivement de la pêche, dont 9 millions en Afrique (6). Les poissons comptent pour 23,1 % de l’apport total de protéines animales en Asie, 19 % en Afrique ; 66 % de tous les poissons consommés sont pêchés en haute mer, 77 % en eaux intérieures ; l’élevage en aquaculture de poissons représente 27 % de la production mondiale. La gestion des stocks de poissons dont les déplacements s’effectuent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des zones économiques nationales revêt donc une importance vitale pour l’emploi et la sécurité alimentaire des populations concernées.
La plupart des Etats de l’Afrique subsaharienne sont surendettés. Ils vendent leurs droits de pêche à des entreprises industrielles du Japon, d’Europe, du Canada. Les bateaux-usines de ces dernières ravagent la richesse halieutique des communautés de pêcheurs jusque dans les eaux territoriales. Utilisant des filets à maillage étroit (interdits en principe), elles opèrent fréquemment en dehors des saisons où la pêche est autorisée. La plupart des gouvernements africains signataires de ces concessions ne possèdent pas de flotte de guerre. Ils n’ont aucun moyen pour faire respecter l’accord. La piraterie est reine. Les villages côtiers se meurent.
Les bateaux-usines trient les poissons, les transforment en surgelés, en farine ou en conserves, et expédient du bateau aux marchés. Exemple : la Guinée-Bissau, dont la zone économique abrite un formidable patrimoine halieutique. Aujourd’hui, pour survivre, les Bissagos, vieux peuple pêcheur, sont réduits à acheter sur le marché de Bissau – au prix fort – des conserves de poisson danoises, canadiennes, portugaises.
Plongés dans la misère, le désespoir, désarmés face aux prédateurs, les pêcheurs ruinés vendent à bas prix leurs barques à des passeurs mafieux ou s’improvisent passeurs eux-mêmes. Construites pour la pêche côtière dans les eaux territoriales, ces barques sont généralement inaptes à la navigation en haute mer.
Et encore… Un peu moins d’un milliard d’êtres humains vivent en Afrique. Entre 1972 et 2002, le nombre d’Africains gravement et en permanence sous-alimentés a augmenté de 81 à 203 millions. Les raisons sont multiples. La principale est due à la politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne.
Les Etats industrialisés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont payé à leurs agriculteurs et éleveurs, en 2006, plus de 350 milliards de dollars au titre de subventions à la production et à l’exportation. L’Union européenne, en particulier, pratique le dumping agricole avec un cynisme sans faille. Résultat : la destruction systématique des agricultures vivrières africaines.
Prenons l’exemple de la Sandaga, le plus grand marché de biens de consommation courante de l’Afrique de l’Ouest. La Sandaga est un univers bruyant, coloré, odorant, merveilleux, situé au cœur de Dakar. On peut y acheter, selon les saisons, des légumes et des fruits portugais, français, espagnols, italiens, grecs, etc. – au tiers ou à la moitié du prix des produits autochtones équivalents.
Quelques kilomètres plus loin, sous un soleil brûlant, le paysan wolof, avec ses enfants, sa femme, travaille jusqu’à quinze heures par jour… et n’a pas la moindre chance d’acquérir un minimum vital décent. Sur 52 pays africains, 37 sont des pays presque purement agricoles. Peu d’êtres humains sur terre travaillent autant et dans des conditions aussi difficiles que les paysans wolof du Sénégal, bambara du Mali, mossi du Burkina ou bashi du Kivu. La politique du dumping agricole européen détruit leur vie et celle de leurs enfants.
Revenons à Frontex. L’hypocrisie des commissaires de Bruxelles est détestable : d’une part, ils organisent la famine en Afrique ; de l’autre, ils criminalisent les réfugiés de la faim.
Aminata Traoré résume la situation : « Les moyens humains, financiers et technologiques que l’Europe des Vingt-Cinq déploie contre les flux migratoires africains sont, en fait, ceux d’une guerre en bonne et due forme entre cette puissance mondiale et de jeunes Africains ruraux et urbains sans défense, dont les droits à l’éducation, à l’information économique, au travail et à l’alimentation sont bafoués dans leurs pays d’origine sous ajustement structurel. Victimes de décisions et de choix macroéconomiques dont ils ne sont nullement responsables, ils sont chassés, traqués et humiliés lorsqu’ils tentent de chercher une issue dans l’émigration. Les morts, les blessés et les handicapés des événements sanglants de Ceuta et de Melilla, en 2005, ainsi que les milliers de corps sans vie qui échouent tous les mois sur les plages de Mauritanie, des îles Canaries, de Lampedusa ou d’ailleurs, sont autant de naufragés de l’émigration forcée et criminalisée (7). »
Jean Ziegler.
Ecrivain, professeur à l’université de Genève. Rapporteur spécial de la commission des droits de l’homme des Nations unies pour le droit à l’alimentation. Auteur de La Faim dans le monde expliquée à mon fils, Seuil, Paris, 2000.
(1) Cf. El País, Madrid, 13 mai 2007 ; la nuit est celle du 11 au 12 mai. (2) Le Courrier, Genève, 10 décembre 2006. (3) Le 28 septembre 2005, des soldats espagnols ont tué cinq jeunes Africains qui tentaient d’escalader la clôture électrifiée entourant l’enclave de Ceuta. Huit jours plus tard, six autres jeunes Noirs étaient abattus dans des circonstances similaires. (4) Human Rights Watch, 13 octobre 2005. (5) La Tribune de Genève, 14 décembre 2006. (6) Ce chiffre exclut les personnes employées dans l’aquaculture. Cf. Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, Rome, 2007. (7) Aminata Traoré, intervention au Forum social mondial, Nairobi, 20 janvier 2007. _________________ "Puisqu'on allume les étoiles, c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires" |
|  | | Ludo Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !


Age : 20 Inscrit le : 07 Fév 2008 Messages : 289 Localisation : sur la terre des Hommes Libres
| Sujet: Re: Les émeutes de la faim Mar 15 Avr - 15:59 | |
| Je pense qu'il y a la nécessité de développer l'intuition du commerce équitable. Et aussi, revoir toute la politique générale à leur égard ; politiquement, je pense que les Verts et ceux qui développent les idées de gauche ont des trucs intéressants à faire valoir. En ce domaine, je me garderais bien d'argumenter, carj'ai pas assez de bases, mais je sais par où aller _________________ se construire, aller de l'avant, et ne pas regarder en arrière. |
|  | | ageasse Association loi 1901


Inscrit le : 09 Mai 2005 Messages : 2280
| Sujet: Re: Les émeutes de la faim Mer 16 Avr - 19:43 | |
| | Citation: | | Les Etats industrialisés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont payé à leurs agriculteurs et éleveurs, en 2006, plus de 350 milliards de dollars au titre de subventions à la production et à l’exportation. L’Union européenne, en particulier, pratique le dumping agricole avec un cynisme sans faille. Résultat : la destruction systématique des agricultures vivrières africaines. |
je n'ai eut de cesse de dénoncer cela depuis plus de 20 ans, on a fait crever la paysannerie des pays pauvre et désorganiser (deséquilibrer) les marchés mondiaux
résultat ; l' augmentation est brutale et ne permet pas de laisser le temps de la relance dans les pays en voi de développement
résultat les pays pauvres ont une balance commerciale totalement déséquilibrée et n'ont pas de ressources pour acheter des produit sophistiqués car il importent déjà ce qu'ils devraient produire
tous les économistes , même les plus libéraux , conviennent que cet état de fait est adhérant et défit l'entendement car la base du développement (hors d'investissement massif extérrieur) passe le développement des secteur en progression : primaire, secondaire et tertiaire
Ce sont donc des libéraiux, allant a l'encontre des principes libiraux qui sonty responsable ce cet état de fait
Deuxieme chose : la population mondiale
mais là personne n'en parle pas grave les ressources doivent être infinie puisque personne ne s'inquiéte ! _________________ "«Personne ne se soucie de bien vivre , mais de vivre longtemps, alors que tous peuvent se donner le bonheur de bien vivre, aucun de vivre longtemps.» [ Sénèque ] |
|  | | Knorkator Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !


Age : 22 Inscrit le : 20 Avr 2006 Messages : 485 Localisation : Grosland
| Sujet: Re: Les émeutes de la faim Mar 22 Avr - 0:49 | |
| Cette flambée des prix m'étonne...il y a quelques années la France avait du mal à fourguer son blé. Je pense que les développements politique (Corée du nord, etc...) et démographique (Haïti, Mauritanie...) sont en cause, plus que le développement économique lui-même.
Si on regarde bien, ce ne sont pas forcément les pays les plus pauvres (Egypte, Mexique sont loin d'être pauvres) qui ont des problèmes, ce sont ceux qui n'ont pas de politique démographique, ou pas de politique correcte tout court (Corée!!). Quand la politique est dans l'impasse, il y a peu de chance d'être aidé des autres pays. _________________ Ce qui est formidable avec le pape c'est qu'un seul homme est censé régenter la vie privée de centaines de millions de personnes...Le seul CHEF RELIGIEUX ayant plus de pouvoir, c'est un Texan.
Franchement, quel sorte d'abruti croirait, au 21ème siècle, que ne pas manger du porc le rendra meilleur que les autres ?
"Je crois à la fraternité entre les Hommes, mais pas en vos -ismes"
http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article7 |
|  | | ageasse Association loi 1901


Inscrit le : 09 Mai 2005 Messages : 2280
| Sujet: Re: Les émeutes de la faim Jeu 24 Avr - 3:00 | |
| | Knorkator a écrit: | Cette flambée des prix m'étonne...il y a quelques années la France avait du mal à fourguer son blé. Je pense que les développements politique (Corée du nord, etc...) et démographique (Haïti, Mauritanie...) sont en cause, plus que le développement économique lui-même.
|
je réexplique
par le fait des subvention dont peuvent se permettre les pays riches on a ruiné beaucoup de paysans des pays pauvres le poulet d'europe coute moins cher que le poulet africain subvention a l'installation dégrèvement au divers investissement aide lors qu'il y a le moindre probléme (conjoncturel ou météo) aide au stockage des céréales aide a l'exportation aide a "l'intervention" pour vider les stocks *tout cela permet de gaver le poulet presque gratos
seulement le probléme c'est lorsque quelque producteurs des pays riche on soudainement quelque récolte moyenne voir catastrophique qu'on vide les stock et utilise une partie de notre production pour faire du bio carburant l'offre baisse sur les marchés mondiaux et conséquence ....
on a mis 20 ans pour tuer le paysan d'afrique même un sursaut des prix ne peut pas en quelque mois stimuler la reprise de production dans ces pays _________________ "«Personne ne se soucie de bien vivre , mais de vivre longtemps, alors que tous peuvent se donner le bonheur de bien vivre, aucun de vivre longtemps.» [ Sénèque ] |
|  | | Knorkator Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !


Age : 22 Inscrit le : 20 Avr 2006 Messages : 485 Localisation : Grosland
| Sujet: Re: Les émeutes de la faim Lun 28 Avr - 23:26 | |
| | ageasse a écrit: | le poulet d'europe coute moins cher que le poulet africain subvention a l'installation dégrèvement au divers investissement aide lors qu'il y a le moindre probléme (conjoncturel ou météo) aide au stockage des céréales aide a l'exportation aide a "l'intervention" pour vider les stocks
|
Le problème, mon bon ageasse, c'est pas l'agriculture en elle-même. Je vais te sortir un truc que j'ai appris au lycée, et qui est à mon sens assez juste.
Soyons clair, l'agriculture est une activité à FAIBLE VALEUR AJOUTEE. En France, ça ne représente pas grand chose financièrement comparée aux autres activités, car l'agriculture est finalement, même avec des bons rendements, peu rentable. La France a commencé à vraiment se développer quand son agriculture est devenue excédentaire, au 18ème siècle. Le fait est que l'agriculture repose sur une filière d'équipements (tracteurs, etc), elle, beaucoup plus rentable. Eh oui, tu gagne beaucoup plus de fric en vendant un tracteur que des tonnes de blé...et si tu as ta propre agriculture tu écoule plus facilement tes propres équipements.
C'est pour cela que les pays européens subventionnent. Sinon, tu crois vraiment que ça changerait quelque chose d'acheter un poulet à 4 euros en France ou en Afrique ? Comme toujours, les choses sont plus compliquées qu'elles ne paraissent. L'ennui c'est que les paysans africains n'ont pas la transition qu'on a eu, ce qui fait qu'ils sont censés passer d'un coup d'une agriculture vivrière archaïque à une agriculture hypermoderne et rentable. Infaisable!! Les pays puissants ne visent que le profit immédiat, alors que si les filières africaines étaient au niveau européen ou américain, on aurait des nouveaux marchés pour nos entreprises de tracteurs mais évidemment ça nécessite de s'impliquer financièrement en Afrique...qui le ferait ?? _________________ Ce qui est formidable avec le pape c'est qu'un seul homme est censé régenter la vie privée de centaines de millions de personnes...Le seul CHEF RELIGIEUX ayant plus de pouvoir, c'est un Texan.
Franchement, quel sorte d'abruti croirait, au 21ème siècle, que ne pas manger du porc le rendra meilleur que les autres ?
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Inscrit le : 09 Mai 2005 Messages : 2280
| Sujet: Re: Les émeutes de la faim Mar 6 Mai - 14:43 | |
| | Knorkator a écrit: | | ageasse a écrit: | le poulet d'europe coute moins cher que le poulet africain subvention a l'installation dégrèvement au divers investissement aide lors qu'il y a le moindre probléme (conjoncturel ou météo) aide au stockage des céréales aide a l'exportation aide a "l'intervention" pour vider les stocks
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Le problème, mon bon ageasse, c'est pas l'agriculture en elle-même. Je vais te sortir un truc que j'ai appris au lycée, et qui est à mon sens assez juste.
Soyons clair, l'agriculture est une activité à FAIBLE VALEUR AJOUTEE. En France, ça ne représente pas grand chose financièrement comparée aux autres activités, car l'agriculture est finalement, même avec des bons rendements, peu rentable. La France a commencé à vraiment se développer quand son agriculture est devenue excédentaire, au 18ème siècle. Le fait est que l'agriculture repose sur une filière d'équipements (tracteurs, etc), elle, beaucoup plus rentable. Eh oui, tu gagne beaucoup plus de fric en vendant un tracteur que des tonnes de blé...et si tu as ta propre agriculture tu écoule plus facilement tes propres équipements.
C'est pour cela que les pays européens subventionnent. Sinon, tu crois vraiment que ça changerait quelque chose d'acheter un poulet à 4 euros en France ou en Afrique ? Comme toujours, les choses sont plus compliquées qu'elles ne paraissent. L'ennui c'est que les paysans africains n'ont pas la transition qu'on a eu, ce qui fait qu'ils sont censés passer d'un coup d'une agriculture vivrière archaïque à une agriculture hypermoderne et rentable. Infaisable!! Les pays puissants ne visent que le profit immédiat, alors que si les filières africaines étaient au niveau européen ou américain, on aurait des nouveaux marchés pour nos entreprises de tracteurs mais évidemment ça nécessite de s'impliquer financièrement en Afrique...qui le ferait ?? |
je vais t'apptrenbdre une chose partagée par tous les théoriciens économique y compris ceux qui n'optent pas pour l'économie de marchée)le secteur primaire est essentiel pour le développement mais pour un pays post industriel c'est une lubie de subventionner un secteur qui en réalité n'est pas de grand rapport meme les pays communiste ont de tout temps opté pour une industrialisation forcée nous somme dans une société de secteur tertiaire, c'est un crime contre l'humanité de faire du dumping sur l'agriculture vivrière alors que cela déstabilise les marché des pays en voie de développement et qui ont un besoin absolu d'acquérir un secteur primaire fort _ pour offrir de l'emploie _ pour la santé _ pour les équilibres intérieurs (sociaux, échanges, commerce, équipements ... tous les empois induits) _ enfin et surtout pour l'assainissement de la balance commerciale
Comme concevoir un assainissement des finance nécessaire a l'acquisition de bien d'équipement et a la charge régalienne d'une état si ce même état achéte ce qu'il pourait produire a bon compte ?
Ensuite et surtout, comment pourrais tu m'expliquer que les pays riches font le forcing pour l'ouverture des marché et en même temps, font de la concurrence déloyale par le dumping même un économiste libéral ne peut pas justifier cela ! (et je ne fais même pas entrer les facteurs humanitaires_ou les devoirs solidaires_ qui devraient s'ajouter aux concept économiques)
bon je t'explique que oui cela change totalement les choses le prix du marché j'ai pu constater par moi m^me, au travers d'organisation, par divers canaux dont l'information public que si les marché était en afrique, lié au cout réel d'exploitation, un légére monté des prix (dut a l'arret des subvention des produits agricole de pays riches) permettrait une régulation par le fait même d'un encouragement a la production vivriére dans les pays pauvres par exemple non pas par l'achat de tracteur comme tu le dit mais par des chose bien plus basiques comme des houes, des motoculteur des engrais, oui je dis bien des engrais tout simplement ! il y a des région ou on peut facilement doubler la production avec quelque poignées d'engrais, mais parfois le paysan n'a même pas assez de sous pour obtenir suffisamment de semences, alors acheter du matériel ...... des fongicides, des semences sélectionnées, des plants indemnes de virus,
oui le prix réel marché à une énorme influence quant à la productivité, et c'est le meilleur moyen de régulation des équilibres vas voir un paysan de n'importe quel pays et demande lui les conséquence de fluctuation de quelques centimes d' euro du kilo de n'importe quelle marchandise sur le marché local
tu verras que ce n'est pas la peine de demander la lune, de toutes petites choses, qui vont dans le bon sens peuvent avoir de grand effets bénéfiques _________________ "«Personne ne se soucie de bien vivre , mais de vivre longtemps, alors que tous peuvent se donner le bonheur de bien vivre, aucun de vivre longtemps.» [ Sénèque ] |
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