| | | Jour après jour: La France d'Hortefeux, ministre des expulsions | |
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Nobel Administrateur

Nombre de messages: 4355 Age: 36 Date d'inscription: 06/03/2005
 | Sujet: La police arrête les enfants de sans papiers à l'école Ven 12 Oct - 0:12 | |
| Reçu ce matin par mail de RESF:LA POLICE ARRÊTE LES ENFANTS DE SANS PAPIERS A L’ECOLEUne fois encore la police est intervenue dans une école pour se saisir d’un enfant dont les parents sans papiers étaient en garde à vue au commissariat comme le rapporte le communiqué du RESF Tarn et Garonne ci-dessous. Selani et Vjolce VERA, albanophones de nationalité serbe pour l’un, sont arrivés en France en 2003 comme demandeurs d’asile. Leurs deux enfants, Marseda (8 ans) et Armen (7 ans) sont scolarisés à l’école Ferdinand Buisson de Montauban. C’est là que le plus jeune des enfants a été arrêté contre la volonté des enseignants à qui la police a d’abord tenté de faire croire que les parents avaient eu un accident puis affirmé détenir une commission rogatoire qu’elle n’a toutefois pas montrée.Quoi qu’il en soit, les faits sont inacceptables. Les ministres, y compris M. Sarkozy quand il était au ministère de l'Intérieur, se sont publiquement engagés à maintes reprises à ce que les enfants et les parents sans papiers ne soient arrêtés ni dans les écoles ni à leurs abords. Le stakhanovisme de Monsieur Hortefeux en matière de chasse aux étrangers sans papiers conduit à des dérives dangereuses dans ce domaine comme dans de nombreux autres. Rafles, arrestations à domicile, convocations piège, test ADN, sans papiers menacés d'être interdits d'hébergements d'urgence, atteintes au droit d'asile, quotas d'immigrés par nationalité, objectifs quantifiés d'arrestations et d'expulsions, pression sur les sans papiers telle qu'elle conduit certains d'entre eux à préférer risquer de passer par la fenêtre plutôt que d'avoir affaire à la police française et maintenant arrestation d'enfant à l'école, c'est à une véritable traite des humains que conduit la volonté de Monsieur Hortefeux d'honorer son titre de ministre de la rafle et du drapeau. La famille Vera et ses deux enfants doivent être libérés de la prison pour étrangers (centre de rétention) dans laquelle ils sont enfermés. La place des enfants n’est ni au commissariat ni en prison. Nous tenons à faire savoir dans quelles conditions s’est déroulé « l’enlèvement » d’Armen, 7 ans. Deux policiers se sont présentés dans l’école. Ils se sont adressés au directeur en lui déclarant que les parents d’Armen avaient eu un accident et qu’ils venaient chercher l’enfant. Le directeur, inquiet, après de nombreuses questions sur l’état de santé des parents, s’est finalement entendu dire que les parents étaient au commissariat de police de Castelsarrasin. Il a donc refusé de laisser partir l’enfant en l’absence des parents. Puis il en a référé à son inspecteur d’académie qui l’a d’abord soutenu. Après des contacts entre la police et l’Inspection Académique, ce dernier a affirmé au directeur de l’école qu’il y avait une commission rogatoire pour placement d’enfants et que l’enfant devait être remis aux policiers. C’est ce qui s’est passé : Armen, 7 ans, a quitté l’école, encadré des deux policiers en uniforme et en armes, au milieu des autres enfants et des parents en pleine sortie des classes. A ce jour, personne n’a vu cette commission rogatoire. L’enfant a été conduit au commissariat, et malgré la promesse faite, il n’a pas été présenté à ses parents. Marseda, sa sœur aînée a été violemment arrachée à ses parents, et les deux enfants ont été placés en foyer par l’aide sociale à l’enfance. Avaient ils une ordonnance de placement ? Elle ne figure pas, en tout état de cause, dans le dossier de la famille que l’avocat détient. Dès mercredi midi, la famille, parents et enfants, ont été placés en Centre de Rétention Administrative. Les conditions de l’arrestation et la détention sont un traumatisme majeur pour ces enfants et leurs parents. L'inspection académique aurait demandé aux enseignants de ne pas témoigner par rapport à ce vécu.
Le RESF compte bien interpeller les différentes institutions concernées, afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce que l’on peut bien appeler : une « arrestation d’enfant ». Les droits des enfants ont été bafoués, le défenseur des enfants alerté. Préfecture du Tarn-et-Garonne Préfète : daniele.polve-montmasson@tarn-et-garonne.pref.gouv.frSecrétaire générale : alice.lacoste@tarn-et-garonne.pref.gouv.frDr Libertés publiques : bernard.rigolet@tarn-et-garonne.pref.gouv.frSecpart.dlpcl@tarn-et-garonne.pref.gouv.frTéléphone : 05 63 22 82 04 et 82 05 et 82 06 Fax : 05 63 22 83 99 Fax ministère 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00 Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrireElysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html _________________ "Puisqu'on allume les étoiles, c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires"
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 | Sujet: Jour après jour: La France d'Hortefeux, ministre des expulsions Jeu 21 Fév - 2:14 | |
| 20 février 2008GLOIRE DE DIEU, 11 ANS, SEUL AU MONDE POUR LA GLOIRE DE MONSIEUR HORTEFEUXGloire de Dieu est Congolais (Congo Brazzaville), il est élève de 6e au collège Chantemerle à Corbeil (91). Il a 11 ans et, depuis hier, il est seul au monde. Sa mère Antou-Ghislaine MATOUBA FOUMA a été enfermée dans la prison administrative pour étrangers (CRA) de l’île de la Cité à Paris sur décision du Préfet de Seine et Marne, Monsieur Guillot en application des consignes précises et chiffrées du ministre, Monsieur Hortefeux. Beau boulot ! Arrivée en France en 2003, Antou-Ghislaine MATOUBA FOUMA travaille dans une maison de retraite de Seine-et-Marne. Elle a été arrêtée sur son lieu de travail par des policiers accompagnés d’agents de l’URSAFF, alors qu’elle procédait à la toilette d’une personne âgée. La classe ! Le Juge des libertés et de la détention de Paris devant qui elle a comparu aujourd’hui a estimé que tout baignait et l’a maintenue en rétention pour 15 jours. Bonjour la Justice ! Antou est en prison, Gloire de Dieu seul à la maison, comme un petit homme vaillant. Ce midi, la cantine du collège était fermée. Gloire de Dieu n’a pas mangé. Monsieur le ministre, Monsieur le Préfet, Monsieur le Juge, bon appétit. Exigeons du ministre et du préfet de Seine et Marne la libération immédiate d'Antou Fax ministère de M. Hortefeux : 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00 Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.frDirecteur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.frDirecteur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.frConseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr;geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrireElysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.htmlMaxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.frPréfet Seine-et-Marne michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.frfax chef de cabinet : 01/64/71/75/25 Exigeons du Ministre et du Préfet de l'Essonne la régularisation immédiate d'Antou fax 01 64 97 00 23 prefet gerard.moisselin@essonne.pref.gouv.frdir cab [url=http://atheturk.forumactif.com/mailto:jean-françois.raffy@essonne.pref.gouv.fr]jean-françois.raffy@essonne.pref.gouv.fr[/url] chargé des titres de séjour christian.vedelago@essonne.pref.gouv.frchargé des éloignements robert.texier@essonne.pref.gouv.fr _________________ "Puisqu'on allume les étoiles, c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires"
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 | Sujet: Re: Jour après jour: La France d'Hortefeux, ministre des expulsions Jeu 21 Fév - 2:20 | |
| 19 Février 2008Toute une famille privée de liberté en Grande BretagneDepuis 34 jours [voir note], une famille nigériane de Plymouth (sud-ouest de l'Angleterre) se trouve au centre de rétention de Yarl's Wood en Grande-Bretagne. Une Famille c'est à dire Helen Laolu-Balogun et ses six enfants* : Theresa, 19 ans, Winston, 16 ans, Mac, 16 ans, Emmanuel, 14 ans, Fred, 10 ans et Richard, 6 ans.
Emmanuel est gravement malade. Les élèves de son lycée se sont mobilisés et ont mené pour les siens une *campagne exemplaire* : - constitution d'un groupe de 10.000 personnes sur Facebook, - 4.000 fax de protestation envoyés au Home Office, - soutien de nombreuses personnalités de la politique, du sport et du clergé, - nombreux articles dans la presse locale et nationale [voir note]. De son côté, Helen a entamé une grève de la faim. [voir *sa lettre* d'aujourd'hui en note] Mais le gouvernement britannique persiste dans sa volonté de faire expulser cette famille. *Les directives d'expulsion ont été fixées pour le 21 février 2008 à bord du vol BA75 de 12h50*. RESF se fait ici le relais de la Coordination Nationale des Campagnes Anti-Expulsion (National Coalition of Anti-Deportation Campaigns - NCADC). Nous vous demandons d'inonder British Airways, le Ministère de l'intérieur britannique et le Premier Ministre du Royaume-Uni de fax et de mails. En fin de message, des précisions sur cette famille que vous pouvez utiliser dans vos courriers. *Pour apporter votre soutien*, en français ou si vous le pouvez, en anglais: 1) Envoyez un fax à Willie Walsh, Président Directeur de British Airways lui demandant de ne pas exécuter l'expulsion forcée d'Helen Laolu-Balogun et de ses enfants. Veuillez inclure les détails suivants; "Expulsion forcée d'Helen Laolu-Balogun et de ses enfants sur vol British Airways BA75 de l'aéroport d'Heathrow à 12h50 le jeudi 21 février 2008 Pensez à préciser vos nom, adresse, ville, pays, code postal, n° de téléphone et e-mail. Fax : 00 44 20 8759 4314 2) Envoyez un e-mail au Premier Ministre Gordon Brown : browng@parliament.uk et au Ministre de l’Intérieur : homesecretary.submissions@homeoffice.qsi.gov.uk3) Envoyez un fax à Rt Hon Jacqui Smith, Secrétaire d'Etat au Ministère de l'Intérieur demandant qu'Helen Laolu-Balogun et ses enfants se voient accorder protection au Royaume Uni. Fax: 00 44 20 7035 3262 *N'oubliez pas d'inclure les références du Ministère de l'Intérieur*: Home Office ref: *B1221764/ B1191818*. 4) Informez les organisateurs de la campagne des messages de soutien envoyés E-mail: dcrsc@btopenworld.com _________________ "Puisqu'on allume les étoiles, c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires"
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Nombre de messages: 4355 Age: 36 Date d'inscription: 06/03/2005
 | Sujet: Re: Jour après jour: La France d'Hortefeux, ministre des expulsions Mar 15 Avr - 15:07 | |
| Pendant que les médias français suivent Carla Sarkozy pas à pas, les performances de Brice Hortefeux en terme d'expulsion en application de la politique de Sarkozy sont commentées dans les médias étrangers. Le journal espagnol Publico a suivi l'expulsion d'une jeune marocaine... Publico (Espagne) / Expulsés : les vies brisées par la politique de SarkozyBeaucoup de jeunes marocains sont renvoyés vers leur pays, où ils n’ont ni famille ni un toît pour s’abriter traduction ANA - MERCI ! Sans ressources ni famille au Maroc, Samira vit de la charité. En France elle avait une promesse d’embauche. - LAURA LEÓNTRINIDAD DEIROS - Tanger (Maroc) - 29/03/2008 21:32 Assise dans un café obscur du Boulevard de Paris, à Tanger, il est difficile de l’imaginer s’opposant à trois robustes policiers français. Les mêmes qui l’ont mise de force dans un bateau au port de Sète et ils l’ont attachée à la couchette d’une cabine où elle a passé plus de dix heures enfermée. Samira Bobouch, 23 ans, petite, a peine un mètre cinquante de taille. Avec sa chemisette bleue et entourée du paysage habituel de moustaches et des fumeurs sans des complexes, elle semble fragile. Ses yeux, immenses et myopes - les agents ne lui ont pas permis de prendre ses lunettes - se remplissent des larmes quand elle raconte son histoire.
Une vie de jeune fille normale tronquée par une promesse électorale. Celle que le président français a faite quand il était candidat pour séduire les électeurs d’extrême droite. Ou plutôt par une politique de chasse à l’immigrant chargée à celui que l’on considère comme le cerbère de Sarkozy, de son ministre de l’Immigration, d’Intégration et d’Identité Nationale, Brice Hortefeux. Ses devoirs étaient clairs, il devait expulser 25.000 sans papiers en 2007. Samira est l’une des Marocains qui ont été, selon l’euphémisme que le Gouvernement français utilise, éloignés.
Bénévole dans un centre pour autistes à Marseille, où elle vivait avec sa famille, Samira était arrivée au pays légalement à 15 ans. Mais 35 ans de travail comme ouvrier agricole de son père en France ne lui ont pas donné le droit à un titre de séjour.
Les prisons pour les immigrés
"À Marseille la police donnait la chasse aux Arabes et aux Noirs", se souvient-elle. Le 19 novembre passé dans un contrôle routier, la police l’arrête ; elle ne reviendra pas chez elle. Du commissariat ils l’emportent au centre de rétention de Canet, où elle reste confinée.
"On m’a dit que d’autres immigrés avaient été drogués pour qu’ils ne résistent pas à l’expulsion et que je mange seulement le pain qu’ils nous donnaient."
Le 4 décembre, la police transfère Samira à l’aéroport de Marignane avec l’intention qu’elle monte dans un avion à destination de Casablanca. Mais elle se débat avec bec et ongles. Sa famille, ses anciens professeurs et les militants du Réseau d’Education sans les Frontières (RESF), une association qui dès 2004 dénonce les expulsions, l’aident à frustrer cette première tentative en montant une manifestation dans le terminal.
Il ne manquait que 2 jours pour qu’elle comparaisse à nouveau devant un juge qui peut-être l’aurait libérée. Le maire avait déposé à la Préfecture de Marseille une promesse d’embauche à son nom.
Samira n’a pas pu se présenter devant le tribunal. Un jour avant, le 5 décembre, trois policiers en civil se présentent au CRA et l’obligent à les suivre. "Avant de sortir, ils m’ont fouillé et m’ont confisqué un portable pour éviter que j’alerte le RESF, mais j’avais 2 autres portables qu’ils m’avaient donné et j’ai pu donner l’alarme depuis les toilettes", explique t’elle.
L’avis est arrivé tard. Les policiers l’ont fait sortir par la porte de derrière et l’ont obligé à monter dans une voiture avec laquelle ils l’ont conduite au port de Sète. Là, Samira se débat à nouveau et appelle au secours en criant aux passagers de l’embarcation "personne ne m’a aidé et j’ai pensé, dans quel pays (le Maroc) on m’envoie, si tous ces gens n’ont pas bougé le petit doigt pour m’aider."
Finalement, l’un des policiers s’exaspère et la met au bateau en vociférant "Dehors, ici, nous ne t’aimons pas, rentre chez toi". Après, "dix heures attachée" tandis que son mobile qu’ils lui avaient rendu n’arrêtait pas de sonner. Sans affaires et avec quelques euros en poche, Samira arrive dans un pays qu’elle ne connaît plus : le Maroc.
Un réseau de soutien
Elle n’espérait trouver personne, mais là attendait son ange gardien : Boubker Jamlichi. Ce militant sait ce que c’est que d’être victime d’une injustice, non en vain il a passé six ans dans les cachots de Hasán II. Avec Lucile Daumas, une Française installée au Maroc, et d’autres militants il a monté une antenne marocaine du réseau Education sans Frontières.
A peine une douzaine de personnes qui essaient d’aider les jeunes qui, expulsés par la France, arrivent dans un pays où ils n’ont souvent pas de famille ni de toit où se protéger. D’autres fois, de la famille reste au Maroc, mais, comme dans le cas de Samira, des circonstances personnelles ou bien le long séjour en France ont rompus les liens. La mère de la jeune fille l’a prise quelques jours dans sa maison et après lui a dit qu’elle devait partir.
Le RESF fait ce qu’il peut, et parfois ils accueillent les jeunes dans leur propre maison. Mais ce n’est pas toujours possible, Jamlichi déplore de ne pas toujours pouvoir recevoir les expulsés car "il est impossible de les laisser dans la rue."
De retour dans leur pays, les problèmes des expulsés ne font que commencer. Dès l’arrivée, la police marocaine les transfère au commissariat où on les accuse émigration illégale. Cependant, la plupart d’entre eux ont quitté le Maroc légalement quand ils étaient mineurs. Ce n’est pas une histoire de pateras ou de se cacher dans le fond d’un camion, mais de personnes pour qui la majorité représente le saut à la marginalité qu’implique l’absence de papiers.
Jamlichi, Lucile et le reste des militants de RESF accompagnent les nouveaux arrivants et, presque toujours, obtiennent leur libération immédiate. Dans les cas ou ils ne sont pas présents, les jeunes gens peuvent être placé en garde à vue. Au Maroc, la première tentative d’émigration illégale est punie d’une peine d’un mois de prison avec suspension de la peine.
Le malheur de ces adolescents ", déplore Jamlichi," c’est que tous les abandonnent ; leur pays d’adoption les abandonne et celui d’origine aussi "."Face à cette situation impossible, c’est l’État marocain qui devrait les prendre en charge. Au lieu de cela, ils reçoivent Sarkozy, le responsable d’une politique criminelle de persécution des migrants, comme un ami ". Précisément à Tanger, dans la ville ou beaucoup d’expulsés arrivent, le président français a présenté le 23 octobre son Union Méditerranéenne. Dans son discours, il a loué « l’indéfectible amitié franco Marocaine" et la "solidarité" qui doit présider les relations entre la France et ses partenaires du sud.
Samira ne sait rien de ses belles résolutions. Elle reconnaît seulement que, dans son malheur, elle a eu de la chance. Depuis qu’elle est arrivée au Maroc, elle n’a pas dormi dehors. Jamlichi s’est apitoyé d’elle et l’a logée avec sa famille dans sa maison ; après elle a obtenu qu’un bienfaiteur propriétaire d’un hôtel lui donne un logement gratuit durant un mois.
Maintenant elle vit avec d’autres jeunes filles qui lui permettent de dormir sur un canapé de leur appartement d’un quartier populaire. Mais "vivre de la charité c’est dur »
Elle ne trouve pas de travail et elle souffre d’une mentalité étrangère à ses coutumes françaises. Avoir été si bien intégrée dans le pays qui maintenant l’a expulsée, l’empêche de s’acclimater dans son pays d’origine. Samira n’était pas habitué à ne pas pouvoir sortir d’une maison dès que tombe la nuit au risque d’être prise pour une prostituée. "Je veux rentrer chez moi", sanglote t’elle.
Ancien camp de concentration
Elle n’est pas la seule Jihad Errais, un autre Marocain encore plus jeune, 19 ans, souhaite "désespérément" reprendre sa vie. Jihad était un élève exemplaire qui venait d’obtenir une place dans la meilleure école d’hôtellerie de Paris. Sans papiers on lui a aussi refusé la résidence-, et effrayé par les expulsions il a essayé de voyager en Espagne et s’est jeté
Dans la gueule du loup.
La police espagnole l’a arrêté à La Junquera, non loin de Perpignan, et l’a remis à ses collèges français. Menotté "comme un criminel", il a été confiné au centre de rétention de Rivesaltes. Ses installations se trouvent dans le même lieu où autrefois se trouvait un camp de concentration nazi. Là sont morts ou ont attendu la déportation dans les camps d’extermination d’Auschwitz, de nombreux Juifs, des Tsiganes et des républicains espagnols. Une plaque commémore leur souvenir.
Jihad ne s’est pas débattu. Ils l’ont menacé de le mettre à la prison s’il le faisait. Il a aussi passé enfermé dans une cabine tout le voyage jusqu’au Maroc. Maintenant il est à Tineghir, au sud, où son père vend des légumes dans le souk. Il était l’espérance de sa famille, qui l’a envoyé avec son oncle en France pour qu’il étudie. L’école d’hôtellerie de Sucy en Brie a gardé sa place. Au Maroc, il n’existe pas de formation analogue. Djihad a abandonné ses études.
« Je n’ai jamais fait de mal à personne », explique t’il avec un accent français parisien sans équivoque.
"Pourquoi ? Ils t’abandonne au milieu du désert, et te dises " débrouille toi ". Je ne comprends pas pourquoi ils m’ont fait cela. Je me suis toujours efforcé pour m’intégrer et quand j’y parviens on m’expulse. " Quand il n’est pas dans son village, Jihad vit dans une chambre à Rabat - un"trou de souris" dit Lucile Daumas - sans fenêtres, sans eau courante et sans toilettes
Une "violence terrible"
"L’hypocrisie de cette politique a son ironie maximale quand Sarkozy dit qu’il favorisera l’immigration légale pour l’embauche de travailleurs d’origine marocaine dans le secteur de l’hôtellerie, alors que Jihad qui allait étudier hôtellerie est expulsé, dénonce t’elle.
Cette militante ne sait que faire pour aider ces jeunes. Dans chaque bateau qui amarre à Tanger ; dans chaque avion qui arrive à Casablanca, "quatre ou cinq viennent". Le réseau n’a pas de moyens pour tous. Lucile déplore la "terrible violence" qui est exercée envers ces jeunes et elle ne se mord pas la langue pour montrer du doigt les consulats marocains en France, "des complices" puisque "ils délivrent les laissés passer sans lesquels ces jeunes, qui n’ont pas de passeport, ne pourraient pas être expulsés".
Il y a des histoires encore pires que celles de Samira et Jihad. Le RESF a dénoncé des cas comme celui-là d’un adolescent qui a essayé de se suicider trois fois avant d’être expulsé.
La semaine passée, Lucile a reçu un appel de l’un de ces jeunes. Personne n’était allé le recevoir, mais il n’avait pas d’argent et il n’a pas eu le temps de lui dire où il était. Le deuxième appel s’est coupé aussi, alors que le jeune l’implorait "je n’ai pas où aller, aide-moi". Lucile angoissée a rappelé. Le numéro du portable était celui d’un homme qui lui avait prêté son téléphone. Depuis, le silence. La trace de cet adolescent, comme celle de beaucoup d’autres, a été perdue dans les rues de quelque Médina du Maroc. _________________ "Puisqu'on allume les étoiles, c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires"
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|  | | zorro Récite du Nâzim Hikmet les larmes aux yeux !


Nombre de messages: 945 Age: 39 Localisation: hacienda De La Vega (Californie) Date d'inscription: 11/03/2005
 | Sujet: Re: Jour après jour: La France d'Hortefeux, ministre des expulsions Mer 16 Avr - 6:14 | |
| Rajae Abbou est une jeune fille de presque 20 ans qui suit ses études et qui n'a pas de papiers. Lundi 14 avril, elle a été contrôlée et arrêtée dans le métro lors d'un contrôle au faciès, (elle circule avec une carte d'abonnement) et mardi 15 avril elle est enfermée dans le CRA de Nîmes. La préfecture du Rhône a refusé de la laisser sortir libre de la PAF. Elle a une OQTF confirmée mais surtout elle a toute sa vie ici. Rajae Abbou, jeune majeure née le 22/11/1988 au Maroc. Rajae est arrivée en France en novembre 2004 pour seconder son père malade. Elle n'a rien choisi. Elle s'est retrouvée seule en France, auprès d'un père lui-même isolé, en invalidité, qu'elle devait aider. Monsieur Abbou vit en France depuis 1971 ! Il est en situation régulière, depuis 1995, il est en invalidité, handicapé par de l'épilepsie. Dès son arrivée, Rajae a été scolarisée en 4ème et 3ème au collège Lamartine à Villeurbanne puis au lycée Helène Boucher à Vénissieux, en section propreté et environnement. Rajae s'est très vite impliquée dans la vie de son quartier : elle a participé à l'organisation du telethon et d'autres manifestations caritatives. Elle s'est engagée dans une association d'aide aux devoirs pour les plus jeunes. Cette année elle passe son BEP et elle prévoit de faire un bac pro l'année prochaine. Depuis la rentrée scolaire 2007, Rajae bénéficie d'un contrat jeune majeur du département du Rhône qui lui donne un hébergement en internat. Au moment où Rajae construit sa vie de jeune adulte en France, où elle va valider ses études, elle est confrontée à la terrible perspective d'une expulsion du pays qu'elle a finalement choisi et dans lequel elle a tissé de solides liens. Elle n'est pas retourné au Maroc depuis quatre ans, ses amis, ses liens personnels sont ici. Ses études l'attendent. Nombre de ses camarades et de ses professeurs se sont émus de son arrestation et maintenant de son enfermement. Ils l'ont dit mardi 14 avril, réunis en urgence devant la préfecture après l'annonce de son départ pour Nîmes. L'enfermement de Rajae en Cra et son éventuelle expulsion sont une absurdité. Une aberration ! Un ministre qui parle d'intégration et qui veut expulser justement ceux qui ont choisi, et qui se sont donné les conditions de vivre ici. Une préfecture qui se propose de briser les études et l'avenir d'une jeune fille. Nous ne voulons pas de ces décisions contraires à toute humanité et même à toute logique. Rajae doit rester avec nous. Merci de faxer à la préfecture du Rhône mél + fax préfet : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38 mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 60 86 mél + fax directeur de cabinet : , 04 78 60 15 46 mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 41 mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 52 Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 Standard 01 77 72 61 00 Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.frDirecteur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.frDirecteur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.frConseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr à Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrireElysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.htmlMaxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.frGuillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog g@larrive.comBrice Hortefeux au Conseil régional Auvergne *Tél. :* 04 73 31 85 85 *Fax :* 04 73 36 73 45 _______________________________________________ Resf.info@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf.info _________________ "Le bonheur est un rêve d’enfant réalisé dans l’âge adulte." Sigmund Freud
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|  | | Ungern Pas de quartier sur le Narghilé !

Nombre de messages: 106 Age: 59 Date d'inscription: 10/02/2008
 | Sujet: Re: Jour après jour: La France d'Hortefeux, ministre des expulsions Mer 16 Avr - 8:09 | |
| Pour plein d'illustrations, Visitez : http://pabolesarko.site.voila.fr Ici une photo d'arrestation d'un suspect :  |
|  | | Dora Sort le saz que pépé a rapporté des Dardannelles !


Nombre de messages: 371 Age: 41 Localisation: somewhere over the rainbow Date d'inscription: 15/03/2008
 | Sujet: Re: Jour après jour: La France d'Hortefeux, ministre des expulsions Mer 16 Avr - 10:04 | |
| J'ai totalement l'impression de vivre en 1939. Raffles, complicité aveugle de la presse, indifférence de la majorité de la population, stygmatisation des étrangers comme étant la source de tous les problèmes... Vous me direz que je suis peut-être dure, que j'exagère, que le comparatif est rude. En tout les cas, c'est bien mon sentiment.  _________________ Les hommes c'est comme les drogues: parfois ça vous tire vers le fond, parfois ça vous donne des ailes / Carrie Bradshow
De obnimus dubitantum
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|  | | Ungern Pas de quartier sur le Narghilé !

Nombre de messages: 106 Age: 59 Date d'inscription: 10/02/2008
 | Sujet: Re: Jour après jour: La France d'Hortefeux, ministre des expulsions Mer 16 Avr - 16:05 | |
| J'ai le même sentiment que toi . Mais mon arme,c'est la provoc ,la caricature, et le ridicule de situation . Par ailleurs j'ai été stupéfait du succès indiscutable de l'affaire . Je connaissais le régime de Pétain . Mais il a fallut que je vois ce que je vois aujourd'hui pour le comprendre . Très instructif ... |
|  | | ageasse Association loi 1901


Nombre de messages: 2661 Date d'inscription: 09/05/2005
 | Sujet: Re: Jour après jour: La France d'Hortefeux, ministre des expulsions Mer 16 Avr - 18:13 | |
| a coté de cela , un président qui fait un faux en écriture pour s'inscrire au bureau de vote expulsons les fraudeurs et les mauvais citoyens  _________________ Ceux qui sont pour la liberté sans agitation sont des gens qui veulent la pluie sans orage. M Twain
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|  | | Nobel Administrateur

Nombre de messages: 4355 Age: 36 Date d'inscription: 06/03/2005
 | Sujet: Re: Jour après jour: La France d'Hortefeux, ministre des expulsions Dim 23 Nov - 2:43 | |
| Message de RESF:Comme vous verrez dans le message, la famille kosovare de Pau a été expulsée. On a fait intervenir Josiane Balasko (qu'on remercie), en vain. La bête voulait ses proies... C'est maintenant une jeune mère malienne qu'Hortefeux veut à son tableau de chasse. Il est prévu de l'expulser demain... sans sa fillette de 5 ans. On dit ce qu'on pense aux responsables, sans injures ni diffamation... 22 novembre 2008SEMAINE DE TOUTES LES HORREURS CHEZ HORTEFEUXLe ministre de la rafle et du drapeau que d'aucuns donnent partant de sa fonction semble décider à laisser sa trace dans le livre des records de l'expulsion crasseuse. Ce matin le préfet des Pyrénées Atlantiques a fait expulser une famille kosovare au départ d'Hendaye. Les parents et les quatre enfants (10 ans, 8 ans, 4 ans et 16 mois) ont été montés dans l'avion fourgon cellulaire du ministère préposé aux expulsions. Le plus jeune des enfants avait été opéré des amygdales trois jours auparavant. La maman avait été hospitalisée peu avant pour des problèmes psychiatriques graves. Comme quelques autres, la préfecture de Pau a mis au point une procédure ultra-rapide d'expulsion qui permet de couper court au contrôle de la justice.
Les services préparent l'affaire dans la discrétion, demandent les laissez-passer, réservent l'avion et, le jour dit, fondent sur leur proie, expulsé le jour même ou le lendemain, ce qui permet de se dispenser du passage devant le juge des libertés et de la détention.
Félicitations au préfet des Pyrénées Atlantiques, beau travail, six expulsions d'un coup, dont quatre enfants, le ministre va être content. Au mois d'août, la famille Sylejmani et ses enfants avait été expulsée dans les mêmes conditions de secret. On continue en Seine-et-Marne où Fatoumata Diarra, jeune Malienne, a été arrêtée hier au guichet de la préfecture de Melun. Sa fille, Sira à cinq ans, elle est née en France, elle est scolarisée en maternelle à Dammarie Les Lys (77). Sira a passé sa première nuit séparée de sa mère enfermée au Centre de Rétention de Plaisir.Sa maman, Fatoumata Diarra, est d'origine malienne, travaille, a un logement et veut vivre en France. Elle a déposé plusieurs dossiers de demande de régularisation dont deux sont en cours : un dossier de demandeur d'asile et un dossier de régularisation par le travail. Fatoumata Diarra a été arrêtée le vendredi 21 novembre à la préfecture alors qu'elle venait déposer ce dossier ! Sira est accueillie par des voisins. Le traitement imposé à madame Diarra et à sa fille Sira est inhumain On ne peut pas séparer un enfant de sa mère, quelque soit le prétexte, cela ne peut être toléré ! Elle est née en France et y vit. Elle est chez elle ! Cette enfant, de plus, est exposée aux plus grands risques dans son pays.Madame Fatoumata Diarra et sa fille doivent pouvoir continuer à vivre parmi nous et Sira doit pouvoir poursuivre sa scolarité avec ses camarades.Nous exigeons sa libération et demandons à monsieur le préfet de Seine et Marne de lui accorder un titre de séjour avec possibilité de travailler.La même semaine, le ministre de l'identité nationale avait été amené à régulariser précipitamment une jeune femme privée du droit au séjour au prétexte du décès de son enfant français, en rejetant la faute sur le préfet du 92 et en regrettant de n'avoir pas été informé. « Salauds de préfets » insinuait-il…. Cette fois-ci il est informé !Les horreurs, ça suffit ! Le festival Hortefeux doit prendre fin. Cet homme et sa politique sont dangereux. Pour les sans papiers qu'ils martyrisent. Mais aussi pour l'administration et la police à qui ils imposent des gestes que la conscience des fonctionnaires ne peut que réprouver. Il faut que cela s'arrête. M. Hortefeux doit être arrêté. Fatoumata sera traduite devant le juge des libertés et de la détention du TGI de Versailles (5 place André Mignot, 78000 Versailles) demain dimanche 23 novembre à 9 heures. Le RESF appelle à venir la soutenir. Une conférence de presse aura lieu devant le tribunal en présence de la sœur de Fatoumata, d'enseignants de l'école de l'enfant et de parents d'élèves. Pour tous ceux que ces pratiques révoltent :Téléphone, fax et mail du préfet de Seine et Marne.Tel : 01 64 71 77 77 Fax : 01 64 71 75 25secdircab@seine-et-marne.pref.gouv.frmichel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.frfax : 01 64 71 76 51service éloignement 77 : 01 64 71 79 20service des étrangers fax : 01 64 71 78 64 Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.frConseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.frDirecteur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.frDirecteur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.frConseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr etgeoffroy.didier@iminidco.gouv.fr à Matignon :http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrireElysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html _________________ "Puisqu'on allume les étoiles, c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires"
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|  | | | | Jour après jour: La France d'Hortefeux, ministre des expulsions | |
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