Aurel Administravelociraptor


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| Sujet: La Syrie s'engage sur un retrait du Liban en deux temps ! Sam 12 Mar - 21:12 | |
| La Syrie s'engage sur un retrait du Liban en deux temps
DAMAS (Reuters) - Aux termes d'un accord conforme à la volonté des Nations unies, la Syrie a promis de rapatrier en deux temps l'ensemble de ses soldats et membres des services secrets déployés au Liban depuis près de 30 ans.
"Nous sommes parvenus à l'accord suivant: le président (syrien Bachar al Assad) s'est engagé à rappeler l'ensemble des militaires et agents des services de renseignement syriens du Liban conformément à la résolution 1559 du Conseil de sécurité", a annoncé l'émissaire des Nations unies, Terje Roed-Larsen.
"Le retrait des forces syriennes s'effectuera en deux étapes (...)", a-t-il précisé dans un communiqué.
La première, qui prendra fin fin mars, portera sur un repli des forces syriennes en direction de l'est du pays du Cèdre. Elle sera accompagnée du rapatriement au-delà de la frontière d'une bonne partie du contingent syrien.
Dans un deuxième temps, la totalité des soldats et "moukhabarrates" syriens regagneront leur pays, débouchant ainsi sur "un retrait total et complet", selon les termes de l'émissaire international.
D'après le ministre libanais de la Défense, la première phase du retrait syrien sera terminée d'ici la fin de la semaine prochaine.
"Je suis très encouragé par l'engagement pris par le président Assad d'appliquer dans son intégralité la résolution 1559", a commenté l'émissaire onusien après avoir été reçu samedi par le chef de l'Etat syrien à Alep, dans le nord de la Syrie.
"Dès mon retour, en début de semaine prochaine, à New York, je soumettrai au secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, un calendrier détaillé pour un retrait total de la Syrie du Liban", a-t-il ajouté.
Sous la pression internationale et d'une partie de la rue et de la classe politique libanaises, Assad avait annoncé le week-end dernier un retrait partiel assorti un calendrier des plus vagues.
Vendredi, toutes les unités de l'armée syrienne avaient toutefois évacué le nord du Liban et dans la nuit, d'autres soldats syriens sont repassés en Syrie ou se sont rapprochés de la frontière.
LES ACCORDS DE TAËF
De petits groupes de Syriens brandissant le drapeau national ont accueilli à l'aide de riz et de fleurs les militaires au moment où ils passaient la frontière libano-syrienne.
L'assassinat à Beyrouth le 14 février de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, figure de proue de l'opposition à la tutelle militaire et politique de Damas, a provoqué des manifestations de rue quasi quotidiennes dans la capitale libanaise.
Sa mort a également conduit la communauté internationale à réclamer avec force le départ sans tarder de tous les militaires et "moukhabarrates" syriens.
Le président américain George W. Bush a, pour sa part, réclamé la fin de la présence militaire syrienne d'ici les élections législatives prévues en mai au Liban.
L'émissaire des Nations unies, dont la dernière tournée à Beyrouth et Damas remonte à la veille du 14 février, devrait rencontrer les dirigeants libanais dimanche.
Ces derniers temps, la Syrie avait fait savoir qu'elle était disposée à coopérer pour la mise en oeuvre de la résolution 1559, votée le 2 septembre à l'initiative des Américains et des Français et qui ne donnait aucune date précise.
Selon Assad, son corps expéditionnaire évacuera le Liban conformément aux accords de Taëf (Arabie saoudite), qui ont mis fin à la guerre civile qui a ravagé le pays du Cèdre de 1975 à 1990.
Les premières troupes syriennes ont pénétré au Liban en 1976. Leurs effectifs - 40.000 à leur apogée - ont décliné régulièrement pour atteindre aujourd'hui environ 14.000 hommes.
La Russie, ancienne proche alliée traditionnelle de la Syrie dans la région, est favorable au départ des forces de Damas tout en rechignant à fixer un calendrier contraignant. Son représentant permanent à l'Onu, Andreï Denisov, a déclaré à Reuters qu'un retrait d'ici le mois de mai serait "raisonnable".
"Nous pensons qu'il n'est pas nécessaire d'arrêter un quelconque calendrier. Il vaut mieux les encourager à agir rapidement", a plaidé le diplomate. |
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