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 La montée de l'ultranationalisme en Europe

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Spartak
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Date d'inscription: 06/03/2005

MessageSujet: La montée de l'ultranationalisme en Europe   Lun 11 Déc - 16:58

La montée de l'ultranationalisme en Europe

CHRISTINE FAUVET-MYCIA.

Source: Le Figaro

Se nourrissant du malaise des sociétés européennes, les ultranationalistes contribuent à la radicalisation des discours politiques et sapent les fondements mêmes d'une communauté qui, en douze ans, sera passée de quinze à vingt-sept membres.


D'OUEST EN EST, leurs slogans se répondent. « Notre peuple d'abord », clame le Vlaams Belang flamand, « Pour une Slovénie ethniquement pure », tempête l'Alliance slovène, « Rendons la Bulgarie aux Bulgares », martèle Ataka à Sofia, « Nous, nous choisissons la Pologne », répète à l'envi la Ligue des familles polonaises. Les formations ultranationalistes s'installent dans le paysage européen. Elles consolident leurs assises locales ; elles participent au gouvernement, en Pologne et en Slovaquie aujourd'hui, en Autriche, aux Pays-Bas ou en Italie, hier ; leur leader dispute le second tour de l'élection présidentielle, en Bulgarie avec Volen Siderov en 2006, en France avec Jean-Marie Le Pen en 2002. Et quand bien même elles ne participent pas au pouvoir, n'entrent pas dans les parlements nationaux, leurs discours peu à peu gagnent du terrain, contribuent à la radicalisation du message politique. Droite et gauche sacrifient au populisme, cèdent à la peur de l'autre, au moment où l'Union européenne, élargie dans un mois à vingt-sept États avec la Bulgarie et la Roumanie, peine à redéfinir son projet, à sortir de l'ornière dans laquelle elle s'est embourbée après les « non » français et néerlandais au projet de traité constitutionnel.


Même si leur origine, leurs spécificités, leur terrain de prédilection varient d'un pays à l'autre, les ultranationalistes se retrouvent sur un certain nombre de revendications : le retour à un État fort, aux traditions et à un certain ordre moral ; la démission des élites immanquablement corrompues ; l'exclusion de « l'étranger » ; le recours à la préférence nationale et la remise en cause de l'Union européenne, présentée ici ou là comme une nouvelle puissance « colonisatrice », avide de « pillages » et « dépravée ». L'expression de la xénophobie et du racisme trouve de plus en plus de hérauts qui font fi de tabous vieux d'un demi-siècle. Le British National Party stigmatise les immigrants, « ces parasites criminels qui menacent la culture des Britanniques blancs et la chasteté de leurs femmes ». Les nationalistes slovaques appellent à la « stérilisation » des Tsiganes ; et leurs homologues roumains de Romania Mare, à leur « liquidation ». Les extrémistes hongrois soumettent à la vindicte populaire une liste de personnalités politiques présentées comme juives, tandis que le leader néerlandais du PvdV annonce un « tsunami de l'islamisation » qui submergera le pays et aura raison de son identité.


Cannibaliser un partenaire encombrant


Pour contrecarrer la résurgence de ces extrémismes, gauche et droite usent de stratégies diverses. Ce peut être des actions en justice pour parvenir à l'interdiction d'un parti ouvertement raciste ou à la mise à l'écart de ses porte-voix : en Belgique, le Vlaams Blok, condamné pour racisme en 2004, se rebaptise Vlaams Belang. Ce peut être un mode de scrutin majoritaire, uninominal à un tour en Grande-Bretagne, uninominal à deux tours en France, qui écarte les extrêmes de la représentation nationale. Avec la proportionnelle, le Front national de Jean-Marie Le Pen, qui au premier tour des législatives de 2002 a recueilli 11,3 % des suffrages, aurait pu obtenir une soixantaine de députés. Ce peut être la passation d'accords entre partis opposés pour éviter que l'apport d'une formation extrême soit indispensable à la constitution d'une majorité de gouvernement. Ce peut être aussi, le partage du pouvoir avec l'espoir d'« apprivoiser », voire de cannibaliser un partenaire encombrant.


Nouée en Autriche en février 2000, l'alliance entre les conservateurs de Wolfgang Schüssel et le FPö de Jörg Haider a fait frémir d'indignation l'UE. Mais elle n'a plus provoqué de mise en quarantaine quand elle a réuni, en Italie, les libéraux de Silvio Berlusconi et la Ligue du Nord, et pas davantage quand les frères Kaczyinski en Pologne ont offert des maroquins à la Ligue des familles polonaises ou quand les socialistes slovaques ont fait entrer dans leur gouvernement les nationalistes du SNS. Aux uns et aux autres, le président de la Commission de Bruxelles, José Manuel Barroso a simplement tenu à rappeler, sans publicité excessive, que l'appartenance à l'Union européenne signifie le partage d'un certain nombre de valeurs et d'acquis au nombre desquels ne figure pas le rétablissement de la peine de mort, par exemple. Le Parlement européen adoptait, lui, une résolution pour manifester sa « grande préoccupation » face à « la montée de l'intolérance raciste, xénophobe, antisémite et homophobe en Pologne », tandis que l'Internationale socialiste fermait ses portes au parti « social-démocrate » slovaque (Smer), allié aux nationalistes du SNS.


Ce national-populisme prospère d'autant mieux que le doute sur le système politique et sur les bienfaits de la démocratie s'ancre dans les esprits, renforcé, comme le note Nadège Ragaru, chercheur au CNRS, par cette « succession d'élections avec alternance, mais sans alternative perçue comme réelle ». Selon deux études récentes publiées en Allemagne où l'extrême droite, sous la bannière du NPD (parti national démocrate) ou de son allié le DVU (Union du peuple allemand) compte désormais des élus dans trois des six parlements régionaux de l'ancienne RDA, seuls 32 % des habitants de l'ancienne Allemagne de l'Est se disent satisfaits du fonctionnement de la démocratie. Et ils ne sont pas plus de 38 % à considérer la démocratie comme la meilleure forme de gestion des affaires publiques. Cette perte de confiance se traduit à la fois dans les scores obtenus par les partis nationalistes et xénophobes et par les taux d'abstention de plus en plus élevés. Ils ont atteint 47,9 % au premier tour de l'élection présidentielle bulgare en octobre dernier. Ils étaient à peine moins élevés - 47 % - aux élections locales hongroises, le même mois.


Alternance sans alternative réelle


Comme dans d'autres États de l'Union, ces partis de l'extrême nationalisme obtiennent leurs suffrages auprès de ceux qui se sentent les perdants d'une transition menée à vive allure. « Après tout, la démocratie, l'Europe, l'économie de marché et l'Otan ne constituent pas une réponse aux problèmes du chômage et de la pauvreté, à l'État faible et corrompu, aux injustices et aux pathologies qui accompagnent la transformation », remarque, dans les colonnes de Gazeta Wyborcza, le politologue Aleksander Smolar, pour expliquer le succès des ultranationalistes en Pologne. Et ailleurs. Les ultranationalistes recueillent aussi des voix parmi les mieux nantis qui ne s'alarment pas moins du coût de solidarités nouvelles dans une Union aux frontières toujours repoussées. Si ce courant venait à s'étendre, il saperait pour de bon les bases mêmes d'une communauté européenne qui fêtera l'année prochaine le 50e anniversaire de son traité fondateur, le traité de Rome.
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nicolas
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MessageSujet: Re: La montée de l'ultranationalisme en Europe   Lun 11 Déc - 18:33

La russie est le pays où la situation est la pire. Montée en puissance du néonazime, meurtre d'étudiants étrangers, opération de "netoyage"... metros.. bus.. ou ville entière! Et tout cela parfaitement assumé et revendiqué.
C'est immonde ce qui se passe là bas.

Ces Russes qui se disent neo-nazis.

Allez, nous allons jouer une scène : moi, je suis le Caucasien et vous, à quatre, vous me sautez dessus.» La répétition se déroule dans le jardin d'un club de jeunes du sud de Moscou, quartier industriel particulièrement paisible en ce vendredi soir. «C'est chouette cet endroit, on peut tuer ici sans problème», ont glissé nos accompagnateurs, en arrivant dans cette cour qui semble à l'écart de toute civilisation. Dmitri Demychkine, jeune «Führer» du mouvement «SS», un des mouvements néo-nazis les plus en vogue actuellement en Russie, a réuni là une petite dizaine de jeunes et quelques instructeurs pour un «entraînement». En russe, SS se veut le sigle d'Union slave (Slavianski Soyouz), mais l'allusion aux escouades d'Hitler est évidente pour tout le monde. Face à l'instructeur, ancien champion de lutte, cagoulé pour ne pas être reconnu, six jeunes «combattants» ont d'abord crié «Gloire à la Russie !», exécuté une centaine de pompes d'échauffement, et apprennent maintenant, en rigolant, comment terrasser un homme en se jetant à quatre contre lui.

«Nous nous entraînons à la bataille de rue.

Pour l'avenir de notre pays», explique Piotr, 19 ans, l'un de ces jeunes aux cheveux coupés courts. En journée, Piotr affirme être «étudiant en finances» ; en soirée, trois fois par semaine depuis quelques mois, il dit s'entraîner à la lutte pour savoir «défendre ses idées» : «Oui, Hitler fut l'ennemi de la Russie, admet-il. Mais son idéologie était juste. La seule issue pour la Russie, c'est une dictature populaire de type national-socialiste.» «Au total, nous avons 5 500 combattants, réunis en 64 groupes régionaux à travers toute la Russie, et quelque 25 000 sympathisants», affirme le jeune Dmitri Demychkine, lançant des chiffres semble-t-il largement surestimés.
Entrecoupés de blagues et de pauses pour admirer les lames et les coups de poing américains amenés par les instructeurs, les exercices de ces jeunes « SS » paraissent un peu irréels, le leader du parti ne cessant lui même de parler de «spectacles» qu'il organise pour la presse. Sauf que ces «SS» sont là en train de répéter très précisément ce qui se produit ces temps-ci plusieurs fois par semaine en Russie : l'agression, et souvent l'assassinat d'étrangers par des bandes de jeunes, aux cris de «Gloire à la Russie !»

Un groupe de musique au nom évocateur : «Zyklon B»


Au moins trente et un meurtres racistes l'an dernier et déjà une vingtaine
cette année ont été recensés par l'association de défense des droits de l'homme Sova. Le nombre de skinheads russes, généralement estimé à 50 000, semble pourtant stable ces dernières années. Mais à leurs côtés se développent plusieurs autres mouvements ­ comme l'Union slave ­ qui prônent un nationalisme non seulement virulent, mais aussi physique.
«Le nombre total d'attaques racistes est en forte augmentation depuis trois ans, observe Galina Kojevnikova, directrice adjointe de Sova. Et encore, une petite partie seulement des attaques racistes sont répertoriées. Il y a beaucoup de régions de Russie, à commencer par les environs de Moscou, où très peu d'informations circulent.» Que comptent donc faire les jeunes «SS» de Dmitri Demychkine avec ces techniques de «lutte de rue» qu'ils répètent ce soir ? Le petit Piotr répond au nom de toute la troupe : «ça, c'est l'affaire de chacun. Mais rassurez-vous, on ne pourra pas tuer tous les étrangers qui vivent en Russie. A l'avenir, il faudra aussi d'autres méthodes.»

«Les armes à terre ! Tout le monde couché ! Mains sur la nuque ! La gueule au sol !» C'est la sonnerie du téléphone portable de Dmitri Demychkine, qui régulièrement vient rythmer la rencontre. Le jeune russe énumère avec enthousiasme les diverses activités qu'il propose à ses recrues : concours de tir, concerts de groupes aux noms évocateurs tels que «Zyklon B» et «Doberman», patrouilles dans Moscou. «Les chemins de fer nous paient pour que nous fassions le ménage dans les gares, pour chasser les Tsiganes par exemple», explique-t-il, refusant toutefois de nous laisser accompagner une de ces patrouilles. «Moi-même, j'ai beaucoup tué», déclare le jeune néo-nazi. Il raconte comment il a commencé dans les années 90 comme «skinhead» à «bastonner les satanistes» au centre de Moscou, avant de rejoindre RNE (Unité nationale russe), principal parti ultranationaliste de Russie au milieu des années 90, avant de former les «SS», à partir de l'ancien service d'ordre de RNE. «Mais le but de notre mouvement n'est pas le meurtre, précise Dmitri Demychkine. Le but est de ne pas laisser les étrangers se sentir maîtres en Russie. Et je dis à mes militants que s'ils ne
peuvent s'empêcher de passer à l'acte, qu'ils soient prudents.»
Comment lui-même peut-il se permettre de dire qu'il a tué, sans craindre de poursuites ? «Oh, moi on ne me touchera pas. Qui se battrait contre les
Oranges, si ce n'est moi ?» Il fait ainsi allusion à la phobie du Kremlin de voir se développer en Russie une révolution pro-occidentale du type de celle qui avait triomphé en Ukraine l'an dernier, avec la couleur orange pour drapeau. «Hier encore, je prenais une bière avec un fonctionnaire de l'administration présidentielle», se vante-t-il encore, glissant sur le ton de la confidence que le club de jeunes, où s'entraînent ses troupes appartient au parti de Poutine, le parti Russie unie.

«Les armes à terre ! Tout le monde couché...» Cette fois, c'est la chaîne de télévision NTV qui appelle le chef des «SS».
La chaîne, passée sous le contrôle de Gazprom, c'est-à-dire du Kremlin, a besoin de filmer quelques néo-nazis en train de tabasser un homosexuel. «Mais où trouver un homosexuel ?», s'interroge Demychkine, aussitôt rassuré par les journalistes : ils amèneront avec eux l'homosexuel, qui sera en fait un des leurs, «déguisé». Un peu plus tard, NTV rappelle et Dmitri Demyckine est déçu : finalement, les journalistes ne veulent plus venir à l'entraînement des «SS», ils s'arrangeront pour bidonner la scène tout seuls.

En se vantant de ses contacts avec «l'administration présidentielle» et quelques députés ultranationalistes de la Douma, Dmitri Demychkine confirme une thèse aujourd'hui très répandue en Russie. Le Kremlin, ou du moins certains conseillers de Poutine, encourageraient en sous-main ces mouvements extrémistes dans un double objectif : disposer de troupes pour exécuter quelques sales besognes, telles que nettoyer les gares des vendeurs de drogue ou effrayer les homosexuels qui voulaient tenter leur première Gaypride le 27 mai à Moscou et montrer combien le président Poutine est un démocrate, modéré et éclairé, par contraste avec ces fauves. «On retrouve en particulier la trace du FSB [les services secrets russes, qui ont succédé au KGB, ndlr] dans un autre projet récent, le Mouvement contre l'immigration illégale (DPNI) d'Alexandre Belov, qui est connu comme ancien élève d'une académie du KGB, observe Alexandre Tarassov, chercheur spécialisé dans les mouvements d'extrême droite. Ce nouveau mouvement semble aussi servir à entretenir la flamme nationaliste, tout en contrôlant ces milieux.»

«Russie, ma patrie chérie, où il n'y a pas de place pour les Tadjiks !»


Rencontré dans un restaurant japonais de la banlieue sud de Moscou, Alexandre Belov, 30 ans, dément n'avoir jamais «servi» le KGB ou le FSB, mais reconnaît qu'il travaille en collaboration avec les autorités, comme le
jour de la Gaypride, où lui et d'autres leaders ultranationalistes ont déployé plusieurs centaines de manifestants «contre la débauche» au centre de Moscou. «Il fallait montrer que le peuple russe, dans toute sa variété, des jeunes aux plus âgés, était contre la manifestation des homosexuels, raconte-t-il. Dieu lui-même a dit qu'il faut tuer les homosexuels, c'est dans l'Ancien testament !», précise le leader du DPNI, qui se veut pourtant beaucoup «moins radical» que les «SS». Entre deux bouchées de sushi, Alexandre Belov raconte aussi comment il s'est lancé dans l'ultranationalisme très jeune, au début des années 90 : «Quand tout d'un coup, le Lénine accroché dans nos salles de classes devient l'ennemi absolu, et que le tsar qu'on nous disait assoiffé de sang devient soudain un saint ça peut amener à s'intéresser à l'histoire russe», affirme Alexandre Belov, racontant avoir ainsi d'abord rejoint Pamiat (Mémoire), premier grand mouvement nationaliste et antisémite de la fin de l'époque soviétique. «Mais il n'y a pas qu'en Russie que le nationalisme a un bel avenir devant lui, assure cet idéologue. A la mondialisation économique, nous voulons opposer une mondialisation du nationalisme», explique-t-il, se disant très désireux
de liens avec des nationalistes étrangers et s'avouant Ñ comme d'ailleurs les «SS russes» Ñ grand admirateur de Le Pen. «Son programme est très semblable au nôtre», assure encore Alexandre Belov.

Samedi, 11 heures, sur un parking d'une autre banlieue sud de Moscou : une demi-douzaine de militants du DPNI se sont donné rendez-vous pour une «marche forcée». Ivan Lebedev, 30 ans, ancien instructeur des Spetznaz (forces spéciales de l'armée ou de la police russe) et chef du service d'ordre du DPNI, commande la petite troupe : «Nous disons que nous sommes contre l'immigration illégale, nous avons un programme très
modéré, pour pouvoir ratisser large», confie-t-il, avant d'entonner avec ses gars une petite chanson pour se mettre en train : «Russie, ma patrie chérie, où il n'y a pas de place pour les Tadjiks !» (1) Sitôt dépassés les derniers HLM de Moscou, la troupe fait halte dans un sous-bois et Ivan révèle quelques-unes de ses techniques de combat : «Un coup dans l'aine, un coup à la gorge. Allez, par groupes de deux, entraînez-vous ! Qui veut jouer le Tadjik ?» A la sortie du bois, ainsi chauffée, la troupe traverse un village où des étrangers viennent d'ouvrir un petit kiosque. Les marcheurs se lancent dans des blagues à tue-tête, imitant un accent du sud : «Le cochon, c'est un animal sale !» Une solide ménagère, occupée à sarcler son jardin, les entend et s'en mêle : «Mais non, ce n'est pas sale du tout, le cochon ! Ce sont ces étrangers qui sont sales», s'écrie-t-elle de tout son coeur. Ivan et sa troupe exultent : «Vous voyez, le peuple russe sait bien ce qu'il faut penser !» «Nous allons régler ça !», promet-il à la ménagère, tout en continuant pour cette fois son chemin. Plus de 50 % des Russes
approuvent aujourd'hui le slogan «La Russie aux Russes», se félicitent les jeunes du DPNI, qui voient là un «premier bon résultat» de leur travail.

(1) Nom d'un peuple d'Asie centrale qui par extension peut désigner tous les indésirables.[/color]
http://www.liberation.fr/page.php?Article=388102

(noter au passage ce forum que je ne connaissais pas : http://forum-tfe.forumactif.com/)
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ageasse
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MessageSujet: Re: La montée de l'ultranationalisme en Europe   Mar 12 Déc - 20:17

ce qui me fait le plus peur, c'est le discours trés pauvre des politiques en général

je ne sais pas si cela vous le fait , mais en regard des discours du début du XX eme siécle je n'y vois pas de gros progrés
Quand je vois les gens dire qu'ils ne comprennent pas Rocard, je me dis qu'il y a un probléme

De discours simpliste en discours affligeant, nous en arrivons au triste constat que : à force de prendre les gens pour des cons ils le deviennent véritablement ! dev1

non mais, pour dire que dans l'Europe de l'Est le discours minimaliste anti-impérialiste et anti-libéral à oublié de citer la plaie du fachisme en ne dénonçant ses travers que par un dialoge obscure "dialectique" . Il ne falait pas non plus s'identifier au facisme !
ange24

les générations qui ont basculées dans le libéralisme n'en voient que les effets les plus néfastes sans ses amménagements apportés par les luttes incessantes à l'ouest

le discours simplissime des grands ya-ka rapporte énormément face à la misére

ya ka virrer les étrangers cela fera plus de boulot
ya ka metre un homme fort à la tete et cela va filer droit
ya ka faire des lois trés dures et tout le monde sera sécurisé
ya ka prendre aux riches et le partager cela vat tout arranger
ya ka étendre la russie des glaces aux palmiers et on aurra un beau pays (si si cela se dit en russie)

enfin

ya ka dire que c'est la faute des autres
discours universel
le nationalisme engendre facilement le facisme
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